Carnets de voyages

Irlande

Kilmacthomas – Coill Mhic Thomáisín (1)

Hier fût la première journée de notre périple en Irlande. Périple est le mot juste, car la journée fût pleine de rebondissements. Le rendez-vous était pris : 8h30 chez Nico. Nous sommes partis à l’heure malgré les deux heures de sommeil de Nico qui revenait d’Italie et la courte nuit de Vivien qui a joué à Street Fighter jusqu’à 2 heures du matin.

Direction Grenoble ! Sans avoir prévu de plan, ni connaitre le nom de l’aéroport… Nous ne savions même plus l’heure exacte du départ ! Nous pensions que le décollage était prévu pour 11h00. Nous sommes arrivés à Grenoble à 9h45 pour nous rendre compte qu’il fallait rebrousser chemin jusqu’à Saint Geoirs ! Arrivés à l’aéroport à 10h30 hyper stressés, car nous pensions avoir loupé l’enregistrement des bagages et notre vol par la même occasion. Heureusement, l’avion ne décollait qu’à 11h50, ouf !
Répartition du poids des bagages, attente, enregistrement, attente, douanes, attente, embarquement… Résultat : une demi-heure de retard. Arrivés à Stansted, c’est la cata ! La valise de Vivien n’est pas sur le carrousel, nous cherchons sur les autres carrousels, rien. Encore, toujours rien. Vivien va déposer une réclamation, ça prends un peu de temps, on lui explique qu’une fois sa valise retrouvée, on lui fera suivre où qu’il soit. C’est déjà ça, mais Vivien se voit déjà deux semaines sans vêtements, ni tente, ni sac de couchage. Avant de sortir de la zone, nous vérifions les carrousels une dernière fois, toujours rien. Après un tour aux toilettes, nous sortons de la zone. Au passage, Vivien aperçoit son bagage sur le dernier carrousel. Re-ouf !

Bon franchouillard !

Réclamation annulée. Repas bien mérité sur le parvis de l’aéroport londonien. Nico et Vivien sont aux anges de voir que j’ai prévu pain, saucisson et fromage. Ils sont morts de rire lorsque je sors la planche à découper et le couteau. Trois franchouillards pique-niquent en Angleterre ! Ne manque plus que le pinard, que nous ne sortons pas car nous le gardons pour offrir. Le vol de Stansted à Dublin se passe sans encombre, il est presque à l’heure, les bagages sont tous là, personne ne m’embête pour le ukulélé. (Au passage, Vivien a commencé à en jouer dans la voiture en allant à Grenoble, ça me décourage un peu de voir tout le travail qu’il me reste à fournir !)

Nous et la Yaris

À l’aéroport de Dublin, nous récupérons la voiture (une Toyota Yaris bleue) à l’agence de location, malgré une hôtesse pas franchement aidante, ni sympathique. Nous prenons quelques photos sympas puis nous partons pour Waterford
Premières impressions (c’est moi qui ai conduit hier), rouler à gauche n’est pas difficile car il suffit de suivre les voitures devant. En revanche, le fait d’avoir le volant à droite est vraiment perturbant, surtout pour le levier de vitesses et les contrôles visuels. Pour rajouter à la confusion, la signalisation est très différente de chez nous, il faut s’adapter. Nous faisons deux fois demi-tour avant de trouver notre chemin. Il y a peu d’autoroutes en Irlande, les nationales sont étroites, et les autres routes sont en sale état. Donc même si les distances sont courtes, il faut du temps pour les parcourir, d’autant plus que les irlandais roulent lentement (Nous apprendrons plus tard que c’est parce qu’en ce moment, les flics font du zèle…).

Sur la route

Arrivés à Waterford (en ayant partagé le volant avec Nico), la nuit tombe, il reste quelques kilomètres avant la plage de bunmahon où nous avons rendez-vous avec Joe O’Murchadha. La route était belle entre Dublin et Waterford (le ciel, surtout est étonnant), mais là c’était splendide malgré l’obscurité. Et la lune était énorme et magnifique, sur les falaises… Arrivés à Bunmahon, nous retrouvons Joe et Paddy, son frère. En sortant de la voiture, il fait plutôt froid et nous mettons nos pulls pour faire un petit tour sur la plage. Nous apprenons que Joe étudie encore, et Paddy est enseignant. Il voyagent beaucoup (beaucoup !) tous les deux et ont déjà fait le tour du monde, incluant des destinations aussi originales que Djibouti.

Ils nous emmènent dans un pub, et maintenant, nous nous sentons vraiment en Irlande ! Deux jeunes jouent de l’accordéon et du banjo, accompagnés de deux vieux à l’harmonica. Nous commandons Guiness et Whiskey, puis les chaises s’écartent, quatre couples se préparent pour une danse traditionnelle, c’est épatant ! Nous sommes dans l’Irlande profonde, tout le monde se connait ! Les danseurs s’amusent et semblent heureux. Nous aussi.

Danse au pub de Bunmahon

Nous partons à toute vitesse pour Kilmacthomas, prendre un dernier verre dans un pub où un alcoolique notoire nous amuse. Puis nous discutons avec nos hôtes qui ont beaucoup d’humour sur eux et sur leur pays. Ils se moquent de leurs routes pourries, de leurs services publics insuffisants (la “police station” n’est ouverte que le mercredi dans ce village) mais ils disent en être fiers. Ça leur convient, un peu comme le bordel français nous convient. Nous dissertons sur le système éducatif. La religion y semble très présente. L’état paye la construction des écoles, puis les donne aux autorités religieuses, ce qui mène à des abus : parfois au bout de quelques années, l’école ferme et sert de maison à un prêtre retraité.

Nous rentrons chez eux, nous discutons encore, en mangeant des lasagnes (”typiquement irlandaises” nous disent nos hôtes avec le sourire en coin). Ils nous expliquent comment ils gagnent de l’argent sur internet simplement en achetant des choses dans des boutiques, puis en commentant le service. A première vue, le système semble sympathique, mais il y a quelquechose qui me dérange dans la surveillance des employés…

Ce matin, j’ai pris ma douche, avant cela, Paddy m’a prévenu : “it’s a bit crazy“, en effet il faut sortir derrière la maison (ça doit pas être facile l’hiver) et on arrive dans un abri à jardin fait main. Tout est un peu bancal, mais la douche coule chaud, ça suffit largement !

Sláinte = Cheers = Santé
Prononciation : “slaune cheur”

Kilmacthomas – Coill Mhic Thomáisín (2)

Hier matin, après la douche, nous avons pris un petit déjeuner spécial… Poisson, pommes de terre bouillies et tartines de confiture. Vivien, qui a dit qu’il se lèverait tôt, s’est levé le dernier.

Nous avons discuté un peu avec le père de Joe et Paddy. Il nous a raconté son enfance dans cette maison, avec ses 8 frères et soeurs, l’Irlande pauvre de sa jeunesse où toutes les semaines, des jeunes prenaient le train et ne revenaient plus, ou alors seulement quelques années plus tard. Nous avons aussi appris qu’en Irlande, dans les campagnes, il n’y a pas de nom de rues, ni de numéros : le facteur doit connaître tout le monde ! Et pour se faire livrer un sofa, par exemple, le livreur doit demander à tout le village, ce qui fait que tout le monde est au courant ! Nous avons eu le droit à d’autres anecdotes de ce style sur ce pays où les gens utilisent plein de combines.

Entre Bunmahon et Tramore

Nous avons ensuite pris la voiture pour Tramore par la route de la côte empruntée la veille. C’est encore plus beau le jour ! Nous nous sommes arrêtés deux fois pour prendre des photos, et surtout, apprécier le paysage. J’ai aimé ces moments, l’odeur était particulière, un mélange entre les embruns marins et l’herbe. Que c’est agréable l’air pur !

Moi sur la plage de Tramore

Il n’y a pas grand chose à voir à Tramore, mis à part une immense plage de 5 km assez belle mais malheureusement bordée par une fête foraine. J’ai trempé mes pieds dans l’eau (plutôt froide) puis nous avons mangé un burger bien gras avant de partir pour Dunmore. Nous voulions apercevoir le phare de Hook Head, le plus vieux du monde. Nous l’avons vu de loin, il n’a rien de spécial. En revanche, il y a de jolies falaises rouges et/ou noires autour de Dunmore, petit village de pêcheurs.

Plage à Dunmore

Pour revenir nous sommes passés par Waterford, jolie villes et plutôt agréable avec ce temps ensoleillé (mais pas trop). Nous avons bu une bière, fait quelques course de nourriture pour manger dans la voiture et pour faire un repas à nos hôtes. Patates sautées, oignons, escalopes de dinde à la crème et moutarde.

Mahon Falls

Le soir, Paddy et son père nous ont emmené sur une montagne magnifique, verte, source de la rivière Mahon, avec pleins de moutons en liberté qui paissent sur la tourbe. Ce site est vraiment splendide, pas de doute on est vraiment en Irlande, et j’adore cette odeur. Ce qui est assez étonnant, c’est que nous sommes à quelques kilomètres de la mer. Après être montés le long de la cascade, nous apercevons l’océan Atlantique !

Moutons en liberté à Mahon Falls

Au sujet des moutons, Paddy nous explique que pour distribuer les subventions agricoles, l’état compte les moutons. Et les fermiers se prêtent les moutons ! Pendant un été, son job était de passer les moutons d’un champs à l’autre pour que le fonctionnaire attribue les mêmes 250 moutons à une trentaine de fermiers ! Les rois de la combine ! Ce qui expliquent que les statistiques officielles annoncent 4,5 millions d’habitants pour 12 millions de moutons ! No way !

Mahon Falls

Pour le retour, nous avons pris la magic road, où l’on monte la colline en restant au point mort ! Puis crevés, nous nous couchons sans même passer boire un verre au pub…

Le père O’Murchada, Nico, Moi et Paddy

Cork – Corcaigh

Bateau à l’entrée de Cork

Hier matin, nous prenons un peu le temps de remercier nos hôtes, puis Nico prends le relais au volant direction Cork. À l’entrée de la ville, nous prenons en photo un beau trois mats tout en bois, puis nous partons à la recherche d’une auberge de jeunesse, que nous trouvons rapidement (à la deuxième tentative). Nous sommes au Sheila’s Hostel. Le parking est assez complexe à Cork mais nous sommes arrivés à trouver une place gratuite. Nous nous sommes donc balladés à pieds dans la ville, qui n’est pas plus grande que Saint Étienne bien que ce soit la deuxième ville du pays. On voit que Cork a été capitale européenne de la culture en 2005, car tout est neuf.

Centre ville de Cork

Le centre ville, situé entre deux bras de rivière, est tout petit. Nous avons vu la cathédrale Saint Finnbar, nous avons mangé un chicken burger, nous avons cherché un sweat shirt « Cork Republica » pour Nico mais ne l’avons pas trouvé. À Marks & Spencer, Vivien a acheté des caleçons, car il a oublié tous les siens à Lyon ! J’en ai profité pour acheter un pull car il fait plus froid que je n’imaginais avant de partir.

Cathédrale Saint Finnbar à Cork

À 19H, nous avons retrouvé Flavie (une française rencontrée grâce au CouchSurfing) dans un pub typique où les musiciens viennent quand ils veulent. Ils ont joué toute la soirée, c’était sympa ! Flavie est un peu chtarbée mais elle est très sympa. Elle vit en Irlande depuis 8 ans et fait des petits boulots : pâtisserie, boulangerie… Elle est en train de passer un DEUG à l’université de Nancy pour enseigner ici. Elle a fini par nous proposer de dormir chez elle. On verra ce soir. Elle nous a invité à la soirée d’anniversaire d’une de ses colocs. Invitation acceptée sans problème !

Flavie, Vivien et Nico au Siné à Cork

Avant cela, nous sommes restés un peu dans le pub (Siné). Il est vraiment facile de discuter avec les gens ici : nous avons rencontré un des marins du bateau que nous avions vu le matin en arrivant. D’ailleurs, dans l’après midi nous avions déjà fait des rencontres dans un autre pub. Un mec bourré mais sympa nous a abordé. On a discuté un long moment, c’était dur à cause de son accent. Nous avons aussi discuté avec un de ses amis, un vieux pêcheur que Vivien a pris en photo Noir et Blanc. Le premier nous a offert un ticket d’Euromillions (ce matin, Vivien m’a dit qu’il est perdant), il nous a aussi offert à boire, bref trop sympa. Nous avons promis d’envoyer la photo au vieux.

Vieux loup de mer Irlandais

Retour à notre soirée. Nous sommes donc allés chez le copain de la coloc de Flavie, qui a une baraque magnifique. Encore une fois, on a fait plein de rencontres. Il y avait des gens de partout : Irlande, Ecosse, Angleterre, USA, Australie, et nous les frenchies. Il y avait pas mal de jolies filles (comme dans le pub Siné d’ailleurs). Vivien a commencé à jouer de la guitare, puis j’ai trouvé un ukulélé (incroyable !) on a donc joué quelques morceaux ensemble. C’était super sympa, une expérience agréable, dommage qu’on n’aie pas de photos. En revenant, nous avons remarqué que tous les pubs ont des lampes chauffantes à l’extérieur, pour les fumeurs (interdits à l’intérieur). En aout, c’est hallucinant !!!!

Ensuite, nous sommes allés dormir à l’hostel. Enfin, nous avons essayé, car un de nos roommates est arrivé bourré tard dans la nuit en faisant un barouf d’enfer. Un autre a laissé son téléphone allumé et s’est fait appeler toute la nuit, mais il n’entendait pas. Puis des ronflements à gogo, bref, compliqué de dormir, d’autant plus qu’un réveil a sonné à trois reprise vers 7h30. Galère !

Ce matin, nous avons pu faire un petit tour sur Internet pour vider nos boites à lettre du spam… Je vais me prendre un petit expresso avec Vivien et la journée va commencer.

Crédit photo n°5 : VDSP

Près de Corrofin – Cora finne

Brasserie Beamish à Cork

Hier matin, en sortant de l’auberge de jeunesse, nous sommes allés en ville dans le but de visiter la brasserie Beamish de Cork. Arrivés devant ce bâtiment un peu bizarre, ressemblant à une maison à colombages, nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas de visites le samedi. J’avais mal regardé dans le guide… Du coup nous avons décidé de quitter la ville, d’autant plus qu’il ne nous restait que 7 jours avec la voiture.

Marché couvert à Cork

Avant de prendre la route, nous sommes allés rendre visite à Flavie qui travaille dans un fournil au dessus d’une boutique bio. Après avoir discuté et l’avoir remerciée, elle nous a donné du pain bio qui s’est avéré être très bon ! Nous avons fait quelques courses dans un marché couvert (fromage, jambon, tomates) où Nico a acheté un T-shirt rouge avec écrit « République populaire de Cork » en gaélique. Nous avons pris la route en direction de Killarney et nous avons mangé dans la voiture.

Clément et Vivien, avant d’entrer dans le parc de Killarney

Arrivés aux abords du parc national, nous nous sommes arrêtés pour une pause photos dans un lieu splendide. Caché dans l’herbe, il y avait un squelette de mouton. J’ai récupéré une corne. Nous nous sommes encore arrêtés plusieurs fois plus loin. Le plus bel arrêt était à un endroit où nous avions un panorama splendide sur le « Upper lake » du parc national de Killarney. Cet endroit était magnifique, des montagnes chauves et vertes qui surplombent un lac découpé au rasoir et constellé d’îles. Le jeu des nuages et du soleil faisait que parfois, une île au milieu du lac s’illuminait. J’ai fermé les yeux, respiré un grand coup et je me suis senti vivre. En rouvrant les yeux, j’ai presque lâché une larme tellement c’était beau.

Upper lake de Killarney

Nous avons continué vers Killarney, qui semble être très riche : que de belles et grandes maisons proprettes avec de grosses voitures garées devant. Vivien a comparé ça avec Megève… Nous avons fait quelques courses avant de partir en direction de Limerick. La route était bonne. En revanche, comme partout depuis le début du voyage, il y a beaucoup de cadavres d’animaux écrasés sur les routes : renards, corbeaux, corneilles…

Des moutons sur la route

Nous avons simplement traversé Limerick qui est une ville où il ne semble pas y avoir grand chose à voir. Comme partout, il y a des drapeaux du comté accrochés aux murs, aux façades et aux voitures. Les gens semblent très attachés à leur comté.

Les rayons de soleil percent les nuages dans le comté de Clare

Sur la carte, nous avons choisi un endroit entre Limerick et Galway pour planter la tente : pas très loin des Cliffs of Moher, à côté d’un lac (Inchiquin lough) et d’une jolie route. En y allant, nous avons vu des effets lumineux splendides dans le ciel : des rayons de soleil perçaient les nuages à plusieurs endroits et en étaient presque palpables. Nous avons croisé un troupeau de vaches sur la route, puis nous avons trouvé un endroit où camper : dans une sorte de ruine, pas très loin du lac, entourés de murs, avec de l’herbe, bref : parfait ! Nous avions juste un peu peur que le propriétaire vienne nous virer. Vivien avait particulièrement peur qu’il vienne avec des chiens. Je n’ai pas trop mal dormi mais Nico commence à avoir mal à la gorge.

Notre campement près de Corrofin

Inishmór – Arainn

Hier matin, après avoir plié la tente, nous avons pris la route des « Cliffs of Moher ». Site magnifique et impressionnant, les falaises font plus de 200 mètres de haut, quasi verticalement et parfois même en devers. La roche est assez noire, mais ce qui est très étonnant, c’est qu’une grande surface des falaises est verte. Mousse, herbe, algues ???

Falaises de Moher

Nous sommes tout de même parti assez rapidement de ce site un peu trop touristique à notre goût, non sans que Vivien s’achète un pipeau irlandais (en ré), direction le Poulnabrone Dolmen. Il se situe sur un plateau déchiqueté, au milieu de champs pleins de pierre et de roches affleurantes érodées par la pluie et les siècles. C’est vraiment un dolmen de carte postale. Il est plus impressionnant par son âge(8000 ans) que par sa taille. C’est tout de même un très beau monument avec sa table dressée vers le ciel.

Dolmen de Poulnabrone (photo retouchée)

Note sur les « Cliffs of Moher » : le site n’avait quasiment pas de rambarde et l’on surplombait la mer d’une manière presque effrayante, mais fascinante à la fois. Je me suis senti, une fois ou deux, happé par le vide avec la terrible envie d’avancer dans le vide… C’est étonnant !

Après le dolmen de Poulnabrone, nous avons quitté cette lande désolée (un peu à la manière de l’Ardèche du sud, mais en plus vert) pour le camping de Bally Loughane, près de Galway. À éviter à tout prix la prochaine fois : la vieille à l’entrée nous a pris pour des pigeons et nous a fait payer trois fois le prix. En plus, tout est payable en jetons de 1€ : douche (5 minutes), plaques chauffantes, etc… Après avoir planté la tente, nous sommes allés dans le centre de Galway, nous avons acheté des billets pour les îles d’Aran (je suis actuellement dans le bateau du retour). Puis à l’office du tourisme, une charmante irlandaise brune aux yeux bleus avec un magnifique sourire nous a donné un plan de la ville.

Rue de Galway

Galway est une toute petite ville, mais m’a donné tout de suite l’impression d’être chaleureuse. Il y avait plein d’étudiants assis dans l’herbe de la place principale, des musiciens dans la rue et surtout, des musiciens traditionnels dans presque chaque pub. Les maisons sont encore plus colorées que dans les villes que nous avons vues jusqu’à présent. Nous avons mangé (beaucoup) dans un restaurant sans prétention mais qui proposait du saumon fumé irlandais en entrée. En revanche, le plat était quelconque, les légumes ne sont pas salés et assaisonné, ni même cuisinés ! Les anglo-saxons ont encore des progrès à faire, même dans la cuisine simple !

Jeunes danseuses et leur père au violon dans les rues de Galway

Enfin, nous avons passé la soirée dans un pub génial, immense, sur plusieurs demi-niveaux, avec de la décoration entièrement en bois et un balcon pour des musiciens. Quatre gars jouaient et chantaient (plutôt bien) du Johnny Cash, Bob Dylan, Rolling Stones, Beatles… Les oreilles défoncées, nous sommes allés nous coucher.

Ce matin, nous nous sommes levés très tôt pour prendre le ferry. Après quelques courses, nous avons embarqué pour une journée tranquille sur Inishmore. J’ai vraiment eu l’impression que nous avons pu en profite, contrairement aux deux derniers jours où nous avons fait beaucoup de route. D’ailleurs, nous nous sommes rendu compte hier que nous allions devoir beaucoup rouler pour boucler notre tour et la discussion était un peu tendue avec Vivien qui, contrairement à Nico et moi, était tenté de raccourcir la boucle pour plus profiter des lieux. Ça se comprend, mais nous voulions voir beaucoup de choses pour pouvoir faire un choix plus éclairé si nous revenons.

Nico et Vivien au fort de Dun Aengus

Bref, arrivés sur l’île d’Aran, nous avons loué des vélos puis nous avons visité le fort de Dun Aengus. Site archéologique de 2000 ans où nous avons pique-niqué. Nous avons continué notre tour de l’île au soleil, en passant notamment par une montée franchement impressionnante où j’ai réussi à ne pas poser le pied. Après Dun Arann (point le plus élevé de l’île) nous avons pris des chemins de traverse.

Nico en VTT sur Inishmore

Cette île est impressionnante car elle est couverte de champs entourés de murets de pierres, des milliers de murets de pierres ! Après être sortis de notre « raccourci », notre chemin a croisé un cimetière gaélique avec plein de croix celtiques qui nous ont servi pour poser sur des photos dignes de posters. Une petite trempette des pieds dans l’eau bleue translucide magnifique de la plage et nous avons embarqué dans le ferry de retour.

Moi aux côtés d’un croix celtique

Donegal – Dún na nGall

Hier, après le voyage en mer, nous avons pris la route du Connemara, nous étions tout de suite dans le bain : des paysages des cartes postales splendides, mais encore plus beaux et époustouflants. Nous ne nous sommes pas arrêtés pour prendre des photos, mais sous le soleil c’était magnifique. Je me souviens d’un lac d’un bleu profond reflétant le ciel devant des montagnes écorchées aux couleurs brutes, vert, noir jaune… J’ai à l’esprit une rivière avec une cascade juste en bord de route, le fond noir de tourbe, mais l’eau d’une pureté absolue. Des arbres immenses, penchés, sur une île au milieu d’un lac devant une montagne imposante. Je vais garder ces images en tête très longtemps. La suite de la route était bordée de lacs et de rivières à droite, et de dunes et mer à gauche. Je ne trouve plus de qualificatifs pour décrire tant de beauté.

Dans le Connemara

Nous nous sommes arrêtés pour planter notre tente dans un champs mi-herbe, mi rochers, juste à côté de la mer, près du village de Roundstone. Nous avons marché sur une plage de sable fin digne d’une carte postale des îles Seychelles ou Maldives. Mais c’est en Irlande !Juste au bord de la plage, une étendue d’herbe digne d’un golf ! Nous nous sommes promis de nous baigner dans ce lieu paradisiaque le lendemain matin, car il commençait à faire nuit.

Abbaye de Kylemore

Malheureusement, ce matin, nous nous sommes réveillé pour la première fois sous la pluie. Cela nous a beaucoup déçu, nous avons changé nos plans et avons parcouru le Connemara en voiture plutôt qu’à pieds, comme prévu. Malgré tout, les paysages sont magnifiques avec les nuages et la brume, particulièrement l’abbaye de Kylemore. Puis nous avons filé vers Sligo où nous avons mangé dans un pub/boite magnifique, sur plusieurs demi-étages, comme nous rêverions d’en avoir en France, avec un décor très soigné en bois et cuir.

Slieve League

Après un tour dans cette ville charmante, nous avons pris la route pour le comté de Donegal. Ça fait beaucoup de voiture en une journée. Mais nous avons tout de même eu le temps de voir les immenses falaises de Slieve League, en bord de mer (600m, les plus hautes d’Europe) ainsi que le paysage apaisant de Glen Gesh Pass.

Arrivée à l’auberge de Jeunesse de Bluestack pour prendre une douche vraiment appréciée. Avec l’humidité de la nuit et du matin, je me sentais sale, collant, et surtout, mes pieds commençaient à mariner dans le jus des chaussures d’où émanent des odeurs immondes.

Ce soir, nous irons faire un tour dans le village de Donegal avant de nous coucher, tôt, pour récupérer, car le soleil d’hier sur les îles d’Aran, m’a cassé.

Crédit photo n°1 : VDSP

Belfast

Avant hier soir, donc, nous sommes allés à Donegal, un village charmant. Deux jolies filles nous ont conseillé un restaurant que nous n’oublierons pas: tout en demi-niveaux, avec un bar immense, beaucoup d’espace, et une vue sur la mer. Nous y avons mangé très copieusement, avant de retourner à l’auberge de jeunesse, plus calme que la première fois (un groupe débutant répétait et le batteur tapait tellement fort et n’importe comment qu’on entendait rien). Nous avons passé une bonne nuit, et apprécié le confort simple d’un oreiller, absent dans la tente…

 

Musiciens dans un pub de Donegal

Hier j’ai donc repris le volant en direction de l’Irlande du nord. La transition s’est à peine fait sentir : pas de panneau indicateur, pas de poste de douane : rien ! Nous avons fini par remarquer que la signalisation avait changé. Désormais il faut lire les distance en miles. Sinon, les paysages de la côte nord sont toujours très beaux, bien que différents de ce que nous avons vu jusqu’à présent.

Tonneaux vides à la distillerie Bushmills

Notre premier arrêt fût Bushmills et la Old Distillery. Nous avons tout appris du whiskey irlandais dont la particularité est d’être distillé 3 fois et aussi d’avoir un grain « cuit » à l’abri de la fumée de la tourbe. La guide espagnole ou italienne nous a montré chacune des étapes et nous avons compris pourquoi une drôle d’odeur de grillé et d’alcool flotte sur la ville : c’est l’orge et la levure de la distillerie. Après la dégustation et l’achat d’une bouteille vendue uniquement à cet endroit, nous avons repris la route pour Giant’s Causeway.

Vivien à Giant’s Causeway

Rien à dire la dessus : tout est dit dans les guides. Mais ça vaut vraiment le coup d’oeil, ces formations géologiques sont étonnantes, la côte est magnifique et la mer, sauvage, est d’une beauté subjugante.

La mer était encore plus belle à Carrick-a-ride avec son pont de cordes. Décidément, cette côte nord est magnifique, elle me fait un peu penser au Finistère.

 

La mer dans le comté d’Antrim

Ensuite nous avons tenté de chercher un endroit où dormir dans la montagne, mais le sol était vraiment trop humide. Ça aurait été rigolo au milieu des moutons. Nous avons finalement trouvé un champs juste à côté de la mer avec une vue sur l’immensité bleue, et l’Écosse tout près en face. Ce fut vraiment un réveil agréable et apaisant.

Nico dans la chaire du Maire de Belfast

Ce matin, Nicolas a repris le volant direction Belfast. Ici nous nous sentons vraiment au Royaume-uni. Beaucoup de choses sont différentes : plus de panneaux en gaélique, des immeubles de brique, beaucoup d’industrie, bref c’est vraiment un autre pays. Rien à voir avec Cork, Galway ou les autres villes visitées avant. Malgré son fort accent nord-irlandais, la guide dans l’hôtel de ville avait quelque chose de très anglais : la gentillesse, les précautions, etc… D’ailleurs, la visite nous a beaucoup étonné. Non seulement le bâtiment est très beau et entièrement marbré, mais en plus la visite est gratuite, on a le droit de prendre des photos et on peut même s’assoir dans le fauteuil du maire ! La visite guidée de rêve quoi !

 

Mur peint dans le quartier unioniste de West Belfast

Nous avons ensuite marché dans le quartier de West Belfast, le ghetto célèbre où ont eu lieu les tristes évènements sanglants entre unionistes et nationalistes. Les deux quartiers sont côte à côte, ce qui aide à comprendre la fréquence des affrontements ! Une sorte de double rideau de fer est installé entre les deux quartiers. Du côté unioniste et protestant, il y a des drapeaux anglais, écossais et Union Jack partout. Il y en a tellement qu’on se croirait un jour de fête nationale ! Des banderoles d’Union Jack passent au dessus des rues ! Il y a quelques fresques représentant la lutte armée.

 

No man’s land entre deux quartiers rivaux de Belfast

De l’autre côté il y a quelques drapeaux irlandais, mais les « nationalistes » catholiques ont l’air moins allumés que leurs voisins : ils y a beaucoup de fresques pacifiques, tolérantes et colorées.

 

Mur peint dans le quartier nationaliste de West Belfast

Puis en fin d’après-midi, nous venons de prendre place à l’auberge de jeunesse. Nous nous reposons un peu. Le soleil a beaucoup tapé aujourd’hui, j’ai le bronzage à l’anglaise. Et avec la marche…

 Vivien se repose…

Dublin – Baile Átha Cliath (1)

Après un peu de repos dan l’auberge de jeunesse de Belfast (il y a trois jours) nous sommes sortis en ville dans un bar sympa. Puis en sortant, j’ai eu une vision de l’Angleterre : les filles habillées hyper court, en troupeaux, qui font la queue devant les boites. Décidément, Belfast est bien au Royaume-uni, plus qu’en Irlande.

Monasterboice

Le lendemain matin, nous avons repris la voiture en direction du sud. cette fois, nous avons fait attention au passage à la frontière, mais il n’y a pas de passage flagrant, pas de poste de douane, juste un léger changement dans la signalisation et quelques bureaux de change. En chemin, nous nous sommes arrêtés à Monasterboice, un cimetière charmant en pleine campagne, connu pour ses deux énormes croix celtiques anciennes et sa tour ronde. Il y avait un enterrement, nous avons donc visité les lieux dans une ambiance solennelle et respectueuse.

Tumulus de Newgrange

Nous avons ensuite pris la route pour la vallée de la Boyne, une rivière au bord de laquelle nos ancêtres se sont installés il y a 5000 ans. Ils y ont construit plusieurs dizaines de tumulii, dont Newgrange, celui que nous avons visité, un des 3 plus grands. La guide récitait un peu trop son texte mais cela restait intéressant. J’ai vraiment été impressionné à l’intérieur en voyant le plafond en pierres sèches de plusieurs tonnes chacune, qui n’a pas bougé depuis 5 millénaires et est étanche. Nous avons pu apercevoir quelques autres tumulii à distance, mais pas le temps de visiter le tumulus de Knowth.

Nico et Vivien au DTC…

Le soir, nous sommes passés par la ville de Drogheda, sans grand intérêt, pour faire nos course dans le DTC (Drogheda Town Centre). Puis nous avons roulé un long moment avant de trouver un endroit minable où planter la tente, sous la pluie. C’était un peu décevant pour notre dernier jour en voiture.

Hier, nous nous sommes donc réveillés sous la pluie. Nous avons un peu perdu notre journée pour rejoindre l’auberge de jeunesse de Dublin, rendre la voiture à l’aéroport, revenir en bus puis à pied sous la pluie, et enfin faire une sieste avant de sortir.

Le samedi soir, la ville de Dublin est très animée. Nous sommes restés dans le quartier de Temple Bar. Le pub de « Temple Bar » lui-même est exceptionnel. Tout d’abord il est immense : il y a plusieurs grandes salles et plusieurs beer gardens. Les beer gardens sont un moyen inventé par les irlandais pour contourner l’interdiction de fumer dans les lieux publics : ce sont des sortes de cours couvertes par une bâche. C’est donc à l’extérieur, ce qui permet de fumer en buvant sa pinte au sec. Deuxième chose impressionnante dans ce bar, il a une carte de whiskies énorme ! Derrière le bar, on voit des centaines de whiskies et scotchs de tous les âges, tous les pays et tous les prix. C’est la plus grosse collection du pays!

Ensuite, nous sommes allés dans un night club, je n’ai pas plus apprécié qu’en France. En revanche dans la rue, l’ambiance était terrible, il y avait plein d’enterrement de vie de jeune fille ce qui faisait plein de groupes de filles déguisées en bunnies, cow-grils ou infirmières…

Moi, Vivien et Nico à la Saint James Gate Brewery de Guiness à Dublin

Ce matin, nous avons visité la Guinness Storehouse. On y explique un peu la manière de brasser la bière, l’histoire de Guinness, mais c’est surtout une sorte de Disneyland de la Guinness, avec l’avantage de boire une pinte de stout dans le gravity bar au dernier étage du bâtiment avec une vue magnifique sur Dublin, avec au loin le Trinity College dans lequel nous sommes allongés en ce moment.

Dublin – Baile Átha Cliath (2)

Ça fait bizarre de rester au même endroit ! J’avais pris l’habitude de bouger tout le temps et de dormir à un endroit différent chaque soir. Ici on est beaucoup plus relax. Hier, nous avons pris le temps de nous reposer dans l’herbe du Trinity College, aujourd’hui nous avons pris le temps de marcher un peu dans les autres quartiers de la ville (nous n’avions vu que temple Bar jusqu’à présent). Nous sommes allés dans quelques jolis parcs, avons pris des photos, avons apprécié un peu de saumon dans un bar au nord de la Liffey, deux fois moins cher qu’à Temple Bar, mais tranquille et presque dans un décor luxueux, avec des fauteuils profonds.

Oscar Wilde dans un parc à Dublin

Nous nous remettons de nos émotions irlandaise, mais aussi de la soirée de samedi et de la tournée des bars d’hier soir. J’ai d’ailleurs gouté plusieurs whiskies irlandais : Paddy, Jameson, Powers que j’ai trouvés moyens. En revanche, dès qu’on paye un peu plus cher, la différence est nette ! Pour 2€ de plus, j’ai pu apprécier le goût de fumée tourbée et la légère pointe de miel du Connemara, franchement délicieux et riche. Moi qui pensais ne pas savoir apprécier le whiskey (et whisky) !

Dublin Castle

Outre la visite de quelques parcs, nous avons essayé quelques autres visites, mais tout était fermé (lundi oblige). Nous sommes donc allés au Dublin Castle, mais nous avons été refoulés. Pas sûrs d’avoir manqué grand chose… Sinon, le peuple irlandais me semble vraiment être un peuple musicien. Ici, non seulement il y a de la musique live dans presque tous les pubs, mais il y a des magasins de musique à tous les coins de rue ! Nous nous sommes arrêtés dans certains pour jouer un peu. Et j’ai remarqué qu’ils vendaient beaucoup d’instruments traditionnels : banjo, bodhran, mandoline…

Vivien joue du piano dans un magasin de musique de Dublin

Dublin – Baile Átha Cliath (3)

Hier, après une petite (grosse) sieste à l’auberge de jeunesse. Hier après-midi, nous sommes retournés au nord de la Liffey pour manger. Encore une fois, les prix qui y sont pratiqués sont presque deux fois inférieurs à ceux du quartier de Temple Bar. Nous sommes rentrés dans un pub dont la devanture ne paye pas de mine, mais nous avons été très surpris par l’intérieur. C’était immense et magnifique, avec un escalier en cuivre, plusieurs étages, des fauteuils confortables… et beaucoup moins de monde qu’à Temple Bar ! C’est d’ailleurs pour ça que nous y sommes retournés pour fêter dignement notre dernière belle soirée à Dublin. Nous avons changé plusieurs fois de bar. A chaque fois pour boire de la Guinness, mais aussi pour écouter une musique différente. Je me souviendrai longtemps de l’agilité et de la profondeur de ce joueur de flamenco (à Dublin!!!) génie de la guitare…

Dernier Whiskey à Temple Bar

Le départ de l’auberge de jeunesse ce soir était étrange, nous avons fait nos « adieux » à quelques connaissances faites durant ces trois jours. Ça donne envie de rester encore ! A part ça, aujourd’hui, nous n’avons pas fait grand chose : une heure passée au National Museum, sur la préhistoire et l’histoire Viking en Irlande. Il y avait de jolies pièces mais j’ai été un peu déçu car les informations était peu accessibles. J’ai été intrigué par la section des corps d’hommes préhistoriques retrouvés en bon état dans la tourbe. On dirait que ça conserve !

Après un énorme burger au Elephant & Castle, nous sommes allés au musée d’histoire naturelle. Très vieux et poussiéreux, mais franchement original et intéressant, car les animaux empaillés sont exposés en situation. Et c’est très agréable de connaître la faune d’Irlande. J’ai été impressionné par la taille gigantesque des bois des élans (au moins trois mètres d’envergure).

Elan gigantesque au musée de sciences naturelles de Dublin

Enfin, avant de rejoindre l’auberge de jeunesse, nous avons siesté dans le joli parc de Merion Square, quasi-vide…

Et maintenant, nous voilà à l’aéroport de Dublin après une heure de bus avec une colonie française qui nous a remémoré nos années collège et lycée…

Lyon

Je reprends la plume une dernière fois pour raconter notre retour catastrophique. Nous avons donc essayé de dormir à l’aéroport de Dublin. Mais en étant réveillé toutes les heures, soit par les policiers, soit par le nettoyage, nous avons cumulé au maximum trois heures de sommeil chacun. Notre avion pour Stansted est parti avec 40 minutes de retard, ce qui annonçait une journée de malchance totale.

 

Nico et Vivien essayent de dormir à l’aéroport de Dublin

Nous avons loupé notre avion pour Grenoble, de Stansted, nous avons donc dû acheter un billet pour Montpellier à £40. De plus, les mesures de sécurité draconiennes à l’aéroport retardaient tous les vols. Nous avons dû réarranger nos bagages à mains trois fois avant de pouvoir arriver devant la zone de contrôle avec des sacs de la bonne taille. Une fois là, nous avons dû enlever nos chaussures, nous faire palper intégralement, une douanière a vidé mon sac intégralement avant de passer une lingette de détection d’explosifs sur chacun des objets. Bref, un contrôle interminable.

Une fois à Montpellier, les bagages se sont fait attendre et les ennuis ont continué à s’enchainer : pour cause de travaux, le bus n’allait pas jusqu’à la gare, il a fallu finir le trajet en tramway. Ensuite, le TGV pour Lyon était complet, nous avons dû partir une heure plus tard pour Valence où la correspondance est arrivée avec 45 minutes de retard. Finalement, nous sommes arrivés à Lyon à 21H au lieu de midi !

Et ce n’est pas fini car nous sommes partis à Grenoble en voiture pour récupérer la voiture de Nico et une fois là-bas, nous nous sommes rendus compte que la parking était fermé le soir… Finalement, je suis rentré chez moi à 23h15.

Nico n’a pu récupérer sa voiture qu’aujourd’hui, soit deux jours plus tard. Et quelques autres mauvaises nouvelles sont arrivées depuis : j’ai perdu 14 photos du Connemara suite à une erreur de manipulation et Vivien semble mécontent de la qualité de ses photos.

Malgré tout, je garderai un souvenir fabuleux et impérissable de ce voyage au vert.

Le trajet de notre road-trip en Irlande