Carnets de voyages

Bulgarie

Sofia – София

Enfin posé ! Après un interminable voyage, me voici enfin arrivé dans la capitale bulgare Le périple a commencé dès Lyon où j’ai eu peur qu’il n’y ait pas de bus pour l’aéroport car hier était l’avant dernier jour des Satobus avant leur remplacement par Rhône Express. J’ai pu prendre mon vol pour Vienne (Autriche) sans encombre et j’ai même pu admirer le coucher du soleil sur le lac Léman. Il me fallait bien ça pour me préparer aux 13 heures d’attente avant ma correspondance.

GPS de l’avion

L’aéroport international de Vienne m’a offert une nuit agitée et peu confortable sur les sièges du terminal. Je n’ai pas eu besoin de mettre mon réveil pour attraper mon vol. Austrian airlines m’a concocté un immonde repas à base de schwartz brot, mais j’ai été récompensé à mon arrivée : j’ai retrouvé Yves qui venait de Berlin et qui nous a réservé la chambre d’hôtel d’où j’écris.
Pour nous y rendre, nous avons du braver les chauffeurs de taxi insistants, prendre un vieux bus (mais pas cher) puis un vieux métro (mais avec des stations ultra-modernes) et marcher jusqu’à l’hôtel.

Petite rue de Sofia

Ma première impression ressemble à ce à quoi je m’attendais : des rues sales, des bâtiments décrépis mais non sans charme, bref une impression de pauvreté et de bordel (avec un système électrique hallucinant). Malgré cela, je me plaît. La chambre est confortable, propre et peu chère. Je profite de cette pause pour écouter Yves au ukulélé.

Yves au ukulele

Rila – Рила

Après s’être installés à l’hôtel, nous sommes sortis pour visiter la ville dans l’après-midi. Sofia ayant peu d’intérêt et surtout étant très fatigués tous les deux, nous sommes retournés à l’hôtel pour faire une petite sieste qui s’est finalement avérée durer plus de deux heures…

Le centre de Sofia

Nous avons un peu joué de musique en attendant Vivien (qui vit à Londres) qui a fini par arriver en taxi, énervé car il a du payer la course 6 fois le prix. Nous avons décidé d’aller nous détendre en mangeant au centre ville. Nous avons trouvé une sorte de bar-restaurant plutôt huppé mais vraiment pas cher, ce qui nous a donné une idée du niveau de vie. Nous avons goûté les kebaptchetas, sortes de des boulettes de viandes roulées en saucisse.

Notre première bière

Le lendemain matin, nous avons eu le droit à un petit déjeuner jambon, fromage et tomates du jardin de la sympathique propriétaire avec qui nous avons discuté une bonne heure en anglais. Nous avons compris pourquoi sa fille nous a accueillis dans un très bon français la veille : elle a fait ses études à Lyon !
Cette dame ne fait pas partie de ces nostalgiques de l’époque communiste, ce qui est compréhensible car le gouvernement lui a rendu les biens de ses grands-parents confisqués 50 ans auparavant, dont la maison qu’elle a transformé en hôtel et une vieille usine en ruine à l’extérieur de la ville.

Sveti Aleksandar Nevski

Ensuite, nous avons visité un peu Sofia tous les trois, mais pas trop longtemps car nous avions rendez-vous à l’aéroport pour récupérer la voiture de location, une Ford Fiesta déjà bien usée, avec pas mal de petites griffures sur la carrosserie et plus de 130 000 km compteur. Mais avant nous avons du attendre presque 2H à l’extérieur de l’aéroport à cause d’une alerte à la bombe. Une fois les clés de la voiture en poche, nous sommes partis à la chasse au supermarché. Ça n’a pas été facile, mais nous avons fini par trouver où faire nos courses.

La voiture

La sortie de Sofia a été épique. C’est bien simple : il n’y a tout simplement aucun panneau indicateur !!! Armés de patience, de chance et d’une boussole, nous avons fini par rejoindre le monastère de Rila sur une route de bien meilleure qualité qu’attendu ; même si nous avons du traverser un chantier d’autoroute, carrément sur une route en terre au milieu des bulldozers.

Monastère de Rila

Le monastère de Rila est magnifique à l’heure où nous sommes arrivés (19H) et il était presque désert. Il y avait tout juste une demi-douzaine de touristes et un pope.

Un pope

Nous nous sommes ensuite trouvé un endroit à l’écart pour planter la tente et passer une belle soirée à regarder les étoiles filantes, jouer de la musique, discuter et boire sans modération. Ce matin, après ma dure nuit et ma gueule de bois, j’ai réclamé à ce que ce soit un autre qui dorme dans la voiture la prochaine fois (la tente n’a que 2 places). Mais la beauté de l’endroit compense tout.

Notre premier campement

Batak – Батак

Nous avons finalement du nous résigner à quitter l’endroit paradisiaque où nous avons campé. Nous avons pris la route pour Bansko, une station hivernale qui accueille un festival de Jazz en Aout. L’endroit étant très touristique, tout est très propre, les maisons en pierres ont toutes été rénovées et il est plutôt agréable de se balader dans les rues pavées. Les auberges et hôtels de la ville font très « attrape touriste », mais les tenanciers ne sont pas racoleurs et les prix aoutiens sont vraiment bas (17 lv – 8,50 € / personne pour une nuit d’hôtel).

Bansko

Une fois installés à l’hôtel, nous avons fait une courte visite, mais la fatigue nous a à nouveau poussé à faire une sieste avant d’aller au festival qui s’est avéré très décevant. Mais la nuit réparatrice qui a suivi nous a permis de bien profiter de la journée d’aujourd’hui.

Jazz festival de Bansko

Nous avons pris la voiture pour monter un peu dans le massif de Pirin pour faire une petite randonnée mémorable. Elle a duré à peine plus de 3/4 heures, mais elle nous a mené au bord de deux petits lacs de montagne cristallins. L’environnement était très particulier, avec des lichens et une végétations verts tirant sur le jaune fluo.

Lac Okoto

De retour à Bansko, nous avons fait quelques courses chez des producteurs locaux pour acheter fruits, légumes et raki douteux dans une bouteille en plastique. Puis nous avons pris la route en direction du lac de Batak, encore acheté quelques productions locales (miel, yaourt, fruits) sur le bord de la route. Puis nous avons planté la tente face au lac et nous admirons un magnifique coucher de soleil.

Lac de Batak

Plovdiv – Пловдив (1)

Hier, j’ai oublié de mentionner que nous avons enfin découvert l’origine de la mauvaise réputation des routes bulgares. La route de Bansko à Batak était pire qu’en mauvais état : les trous dans la route ne peuvent plus être qualifiés de nids-de-poule, mais plutôt de de nids-d’autruche voire d’oiseaux plus gros s’il en existaient. Non seulement ces trous sont larges et profonds, mais en plus ils sont très nombreux, ce qui a rendu la conduite de Vivien acrobatique.

Une route bulgare

Hier soir après le splendide coucher de soleil, nous avons joué de la musique toute la soirée. Fatigués, Yves et moi sommes allés nous coucher. Vivien est allé rejoindre un autre groupe de campeurs sauvages au bord du lac. Il est rentré une heure plus tard ivre mort. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une famille manouche fort sympathique qui ne parlait aucune langue étrangère et qui a choisi de communiquer avec la vodka. D’ailleurs, le père nous en a offert une bouteille ce matin avant de partir.

Une calèche sur la route

J’ai donc pris le volant et mené la troupe à Plovdiv. Encore une fois, s’il y a des panneaux à la campagne, il est impossible de s’orienter en ville. Nous avons retrouvé là Johnattan, un ami de Vivien dont la petite amie est bulgare et dont la famille possède une chaîne d’hôtels dans le pays. Ce soir nous dormirons donc dans une chambre-appartement immense pour le prix d’une auberge de jeunesse. De plus, nous avons pris pleins de conseils à Johnattan, dont le restaurant copieux où nous avons mangé des grillades à midi.

Sieste

Il est 14h30 et il fait vraiment très chaud. Nous allons digérer en faisant une sieste et en attendant que la température descende. Puis nous irons visiter le centre ville et peut-être sortir.

Plovdiv – Пловдив (2)

La température a eu beaucoup de mal à baisser mais nous sommes tout de même sortis. Au début, Plovdiv nous a donné l’impression d’une ville européenne classique avec une grande rue commerçante style rue de la République à Lyon. Mais au bout de la rue « Knyaz Aleksandar », il y a une belle mosquée, puis toute la vieille ville.

Centre de Plovdiv

Ce quartier est magnifique au point que nous avons décidé de rester un jour de plus. Les rues sont étroites et pavées de grosses pierres inégales. On voit beaucoup de maisons en « escalier inversé » : le premier étage est plus grand que le rez-de-chaussée et ainsi de suite. D’ailleurs, ici les étages ne sont pas comptés comme en France : le rez-de-chaussée n’est pas le niveau 0 mais le niveau 1.

Vieux Plovdiv

Dans le vieux Plovdiv, on trouve aussi des églises orthodoxes, comme dans le reste du pays, avec des intérieurs entièrement faits de bois peint et d’icônes riches. Il n’y a pas de bancs de messe, mais des sièges de bois répartis le long des murs.

Une église dans le vieux Plovdiv

Enfin, dans le vieux Plovdiv, nous avons été attirés par le son d’un violon qui venait d’une cour intérieure. Happés par la curiosité, nous avons aussi entendu le piano qui l’accompagnait et nous nous sommes retrouvés dans un charmant restaurant sous les figuiers et sous la vigne. Nous avons décidé d’y manger, malgré quelques groupes de touristes français comme nous en avons beaucoup croisés depuis le début du voyage (surtout à Bansko).
Cette soirée fut un peu magique, surtout qu’à un moment, un musicien avec une sorte de bombarde a remplacé le duo et toutes les tables de locaux se sont mises à chanter en bulgare et à danser en rond.

Restaurant à Plovdiv

Nous sommes rentrés par d’autres ruelles et nous sommes repassés devant le théâtre romain et l’ancien stade romain que nous avions déjà vus dans la journée.

Théâtre romain

Après une nuit bien réparatrice pour moi (mais pas pour les deux autres visiblement), Yves et moi sommes retournés dans la vieille ville, jusqu’en haut de la colline cette fois, pour admirer la vue et traverser d’autres petites ruelles. A midi nous avons mangé avec Johnattan qui nous a raconté sa vie ici depuis 4 ans et qui nous a conseillé quelques mets locaux ainsi qu’une balade sur une autre colline couverte d’un joli parc.

Ravalement de façade

Pour éviter les grosses chaleurs, nous sommes retournés à l’hôtel où Yves et Vivien se reposent tandis que j’écris des cartes postales et que j’alimente mon carnet.

Lozenets – Лозенец

Comme prévu, nous sommes retournés une dernière fois dans la vieille ville de Plovdiv où nous avions pour objectif de visiter une maison-musée mais nous avons trouvé porte close.

 Une maison style “renouveau bulgare”

Nous sommes donc allés dans le parc conseillé par Johnattan et nous avons gravi la colline des libérateurs. Ça n’est pas une très grande colline, mais avec la chaleur, ça a été un challenge. Le jeu en valait la chandelle car la vue d’en haut était splendide. Nous sommes restés un long moment à admirer la ville.

 Panorama sur Plovdiv

Le soir nous avons mangé en ville puis nous avons bu quelques mojitos avant d’aller dans une discothèque conseillée par Johnattan : le « Souvenir ». D’après lui, c’est une boîte typique car ils y passent la musique locale des jeune : la « Tchalga ». Il s’agit en fait d’un mix de techno, de musique orientale et de musique des Balkans. L’expérience était intéressante, dès le début de la soirée, les nombreuses barmaid, toutes jolies et habillées en robe courte style marin, se sont mises à danser sur le bar et sur les tables. Deux percussionnistes jouaient de leur caisses claires en même temps que la musique et un gogo dancer en pull marin chauffait le public féminin. Bref tout était fait pour mettre l’ambiance. Malgré le fait que je n’aime pas trop les discothèques, j’ai plutôt passé un bon moment. Les filles étaient habillées court, les percussionnistes passaient quelques moment avec chaque groupe et Vivien a même un peu tapé en rythme. Malgré tout nous ne sommes pas restés très longtemps, nous sommes allés nous coucher vers 2H du matin.

Au lever, après le petit déjeuner, nous avons rendu la chambre à regrets, j’ai posté mes cartes postales, puis nous avons fait quelques courses avant de prendre la route pour Burgas. La route était en bon état, et sur la fin il y avait même une autoroute neuve pas encore indiquée sur la carte.

 La plage de Sozopol

Nous sommes descendus à Sozopol pour voir la plage et tremper nos pieds, Vivien s’est même baigné. Je me suis souvenu des raisons pour lesquelles je n’aime pas trop la côte : chaleur insupportable, monde, côte bétonnée…

Moi et Yves

Finalement nous sommes descendus encore plus au sud où nous avons trouvé un petit camping isolé avec une très jolie plage partagée avec un hôtel. Nous nous y sommes baignés et ça a été une sorte de délivrance. L’eau était probablement la plus chaude que chacun de nous trois a eu l’occasion de connaître. Elle n’était pas trop sale. Après avoir pique-niqué, nous sommes retournés discuter sur la plage sous un ciel étoilé dégagé magnifique. Puis Vivien et moi avons profité de la piscine de l’hôtel avant de nous coucher vers minuit. Encore un bon moment de détente dans une eau très chaude.

Ce matin, je viens de me lever, nous allons profiter de la relative fraîcheur matinale pour prendre un dernier bain de mer avant de partir.

Varna – Варна

Hier matin, ce premier bain de la journée a été vraiment bon. L’eau de la Mer Noire était d’une limpidité incroyable (le trouble de la veille était retombé pendant la nuit), la température était parfaite (on n’avait pas l’impression de se baigner dans son thé comme la veille) et la plage était presque déserte.

Après le petit déjeuner, nous avons plié bagages et nous avons payé le camping. Nous avons compris l’utilité de maitriser d’autres langues que le français et l’anglais : l’allemand d’Yves nous a permis de nous faire comprendre des personnes de l’accueil.

Rue du vieux Sozopol

Nous avons pris la direction de Sozopol où nous avons rapidement visité la vieille ville, charmante avec ses rues pavées et ses vieilles maisons en bois aux étages plus grands que le rez-de-chaussée. Nous avons mangé vite fait mais plutôt mal dans un petit restaurant. Nous avons constaté que les prix sont bien plus élevés sur la côte et nous sommes partis de la ville et de ses hordes de touristes.

 Vieille Eglise à Nessebar

Nous avons rejoint Nessebar qui était encore plus touristique. Encore une fois, la ville est charmante, sur une île au bout d’un isthme, avec de belles rues pavées, beaucoup de vieilles églises et de ruines. Mais les centaines de boutiques, les milliers de touristes et la chaleur écrasante ont eu raison de notre envie de rester ici : la visite a duré a peine une heure !

Ruine à Nessebar

Toujours sous un soleil de plomb, nous avons pris la route en direction du nord pour nous arrêter 2 heures plus tard au milieu de la côte. Nous avons trouvé une plage beaucoup moins touristique où il n’y avait que des locaux et où l’eau était encore très claire et très chaude.

La Mer Noire et moi

Après un peu de bronzette, nous avons repris la route pour Varna où nous nous sommes mis en chasse d’un endroit où dormir. D’après le guide, il fallait aller à la gare. Effectivement, une agence d’auberges de jeunesse a essayé de nous rouler dans la farine. Nous avons préféré répondre à l’offre d’une retraitée qui proposait une chambre chez l’habitant pour beaucoup moins cher. Encore une fois, la maitrise d’une autre langue que français et anglais s’est avérée utile car la seule langue dans laquelle nous avons réussi à communiquer était mes rudiments de russe. Une fois passée l’appréhension de dormir chez l’habitant, nous avons découvert une jolie chambre plutôt proprette bien que située dans un immeuble très décrépi.

Notre chambre à Varna

Après une bonne douche pour lutter contre les effets de la chaleur, nous sommes allés au centre ville. Il y avait beaucoup de monde, mais la largeur des rues piétonnes et l’ensemble de la ville nous a paru agréable. Après un bon repas, nous sommes allés sur la plage où nous avons trouvé un bar idéal : bonne musique, bonne ambiance, boissons peu chères et tout ça les pieds dans le sable ! Ça n’était pas loin du bar idéal, il ne manquait plus qu’un feu d’artifice… mais nous étions le 15 aoû, c’est bien tombé, nous avons eu le droit à un magnifique feu d’artifice au dessus de la mer.

Feu d’artifice

Après cette belle soirée, nous sommes rentrés dans notre chambre où régnait une chaleur intolérable. Un chien nous a réveillé vers 6h30 du matin, puis nous avons entendu les bruits de la maison : plomberie fatiguée, machine à laver, bruits de toilettes. Comme le dit Vivien : « dormir chez l’habitant, c’est rustique ».

Veliko Tarnovo – Велико Търново

Nous avons quitté notre petite vieille, un peu fatigués, pour nous diriger vers la plage de Varna afin de prendre notre dernier bain de mer du voyage. Un bain matinal est toujours agréable. Malheureusement, peu après, j’ai reçu une mauvaise nouvelle qui m’a mis très mal à l’aise et je suis resté à côté de la voiture tout le reste de la matinée tandis qu’Yves et Vivien visitaient la ville de Varna. Visiblement, elle est surtout intéressante pour l’ambiance inimitable que nous avions vécue la veille. Du coup nous avons repris la route sous un soleil de plomb en direction de Veliko Tarnovo, avec juste une petite pause au bord d’un lac pour manger.

 Une vue de Veliko Tarnovo

Dès notre arrivée l’endroit nous a tout de suite subjugué : rues à flancs de montagne, vieilles maisons de charme en très bon état, c’est sans aucun doute la ville la plus belle depuis le début de notre voyage. Nous avons trouvé une auberge de jeunesse sympathique dans une des rues pavées à flanc de montagne.

Nous avons pu nous doucher et nous avons brièvement fait rencontre avec trois anglaises qui logeaient là aussi. La conversation à tourné autour de nos voyages respectifs, mais l’intérêt a surtout résidé dans le fait que nous étions sur le balcon de l’hostel qui a une vue magnifique sur le reste de la ville, la montagne, la vallée et un énorme monument sur une colline en face.

 Veliko Tarnovo

Après manger, nous nous sommes rendus dans un bar où il y a de la musique live, malheureusement personne ne jouait ce soir là, nous nous sommes donc rabattus sur un autre conseil de notre hôte : un bar avec une terrasse à la vue encore plus époustouflante que celle de l’auberge de jeunesse, tout ça de nuit !

Après cela nous avons fait une balade nocturne dans cette splendide vielle ville puis nous sommes allés nous coucher. Malheureusement, mes tracas m’ont empêché de fermer l’œil de la nuit et c’est pour cela que j’écris aux aurores.

Koprivchtitsa – Копривщица

A près un petit déjeuner à l’auberge de jeunesse et les adieux aux sympathiques hôtes, nous sommes allés à pieds à la forteresse de Veliko Tarnovo. Il s’agit d’une très ancienne forteresse utilisée par les différents régnants depuis des millénaires. Le site est époustouflant. Au milieu des montagnes, entouré de gorges magnifiques, ces ruines dégageaient vraiment l’impression d’une grande puissance.

Forteresse de Veliko Tarnovo

Après avoir erré dans ces ruines, sous le soleil écrasant, et après avoir visité la petite église orthodoxe au sommet de la forteresse, nous sommes retournés en centre ville pour trouver un restaurant climatisé pour le repas de midi. Puis nous nous sommes rendus dans le parc où se trouve l’impressionnant monument à forme phallique qui se situait en face de l’auberge de jeunesse.

 Veliko Tarnovo

Après quelques dernières photos souvenir, nous avons repris la route en direction du village de Koprivchtitsa. Sur la route, une déviation très mal indiquée nous a perdu au milieu de la campagne bulgare. Nous avons traversé des routes de montagne dans des forêts magnifiques, aperçu un monument soviétique en forme de soucoupe volante au sommet d’une montagne, avons demandé notre route dans un petit village où cohabitaient une mosquée et une église orthodoxe comme dans beaucoup de villages bulgares.

 Buzludzha

Après toutes ces pérégrinations, nous avons fini par arriver à notre destination. A peine mis en chasse d’un logement, une mère de famille avec une poussette et un enfant aborde Vivien et lui propose une chambre à très bon prix. C’était une bonne affaire, car à mon avis, c’est l’endroit le plus sympathique où l’on ai dormi depuis le début du voyage : une chambre proprette et confortable, une température agréable, et surtout une petite famille adorable et d’une gentillesse incroyable.

 Koprivchtitsa

Après une petite conversation, nous sommes allé visiter ce très beau village aux multiples rivières et ponts de pierres, aux façades variées (en pierre, en bois, ou très colorées). Ce village est véritablement un petit paradis.

  Koprivchtitsa

Le soir après le repas, Yves et Vivien ont continué la visite tandis que je suis allé me coucher, exténué par ma précédente nuit blanche. Je suis tombé comme une masse, mais malheureusement mes tracas m’ont réveillé vers 3h30 du matin et je ne dors pas depuis cette heure là, ce qui explique qu’encore une fois je remplis ce carnet aux aurores. Toutefois, ce matin je suis entouré de bruits de la campagne : oiseaux, coqs, chevaux, moutons, tout cela donne une ambiance bucolique très agréable.

Aéroport de Sofia – Летище София

Nous avons dû partir de ce charmant village de Koprivchtitsa assez tôt pour pouvoir rendre la voiture à l’agence de location. Nous nous sommes prévu un peu de marge car nous nous souvenions que contrairement au reste du pays, à Sofia il n’y a quasiment aucune indication. Nous avons bien fait car nous avons dû pas mal tourner et demander notre route avant de trouver le terminal 2. Rien à signaler lors de la remise de la voiture : ouf, la caution est rendue. Nous avons pu prendre le bus pour retourner au centre ville de Sofia. Nous nous sommes tout de suite rendus à l’auberge de jeunesse où Yves et Vivien vont rester les 3 jours de plus qu’ils seront dans le pays. L’endroit m’a paru plutôt approprié à notre voyage : ambiance assez « roots », instruments de musique à notre disposition et hôte sympathique qui m’a laissé poser mes affaires bien que je ne dorme pas à l’hostel.

 Famille d’accueil à Koprivchtitsa

Après avoir mangé dans un restaurant, nous avons décidé de traîner au parc et de nous allonger sans rien faire en cette dernière journée. Je n’ai pas réussi à dormir malgré l’ombre et le confort de l’herbe mais cette pause m’a fait du bien. Nous avons fini la journée en jouant de la musique à l’hostel, puis nous sommes allés faire un petit bilan du voyage autour d’un verre : les belles choses, les petits clashs entre amis, les souvenirs, les impressions laissées par le pays et tout ce qui nous passait par la tête.

Puis Vivien et Yves m’ont accompagné prendre le dernier bus pour l’aéroport où je suis maintenant à attendre mon vol pour Vienne qui est le premier de la journée au départ de l’aéroport de Sofia, à 5H25, check-in à 3H25. Ca me fera beaucoup de sommeil à rattraper une fois chez moi.

 Trajet

En attendant, ça me laisse le temps de méditer. Voici quelques impressions me restant :

  • Des gens toujours très accueillants. Souvent la définition même de l’hospitalité.
  • Un pays encore pauvre et sale mais qui a l’air de se développer très vite. Bon courage au bulgares ! Il y a beaucoup de travail !
  • Une chaleur étouffante presque partout en plaine.
  • Un passage à 25km de la Turquie.
  • Un peuple qui peut parfois paraître froid au premier abord mais dont le visage s’illumine dès que l’on fait l’effort de parler un ou deux mots dans leur langue ou que l’on essaye de déchiffrer les inscriptions en cyrillique.
  • Un pays très varié : mer, ville, montagne, campagne, etc…
  • Un pays vraiment très peu cher de tous points de vue.
  • La route difficile entre les nombreux chauffards et parfois beaucoup de trous.
  • Les coiffures « casques » des filles.

Voilà tout, je referme ce carnet pour cette fois avant le prochaine voyage, qui sait ?