Carnets de voyages

Kilmacthomas – Coill Mhic Thomáisín (1)

Hier fût la première journée de notre périple en Irlande. Périple est le mot juste, car la journée fût pleine de rebondissements. Le rendez-vous était pris : 8h30 chez Nico. Nous sommes partis à l’heure malgré les deux heures de sommeil de Nico qui revenait d’Italie et la courte nuit de Vivien qui a joué à Street Fighter jusqu’à 2 heures du matin.

Direction Grenoble ! Sans avoir prévu de plan, ni connaitre le nom de l’aéroport… Nous ne savions même plus l’heure exacte du départ ! Nous pensions que le décollage était prévu pour 11h00. Nous sommes arrivés à Grenoble à 9h45 pour nous rendre compte qu’il fallait rebrousser chemin jusqu’à Saint Geoirs ! Arrivés à l’aéroport à 10h30 hyper stressés, car nous pensions avoir loupé l’enregistrement des bagages et notre vol par la même occasion. Heureusement, l’avion ne décollait qu’à 11h50, ouf !
Répartition du poids des bagages, attente, enregistrement, attente, douanes, attente, embarquement… Résultat : une demi-heure de retard. Arrivés à Stansted, c’est la cata ! La valise de Vivien n’est pas sur le carrousel, nous cherchons sur les autres carrousels, rien. Encore, toujours rien. Vivien va déposer une réclamation, ça prends un peu de temps, on lui explique qu’une fois sa valise retrouvée, on lui fera suivre où qu’il soit. C’est déjà ça, mais Vivien se voit déjà deux semaines sans vêtements, ni tente, ni sac de couchage. Avant de sortir de la zone, nous vérifions les carrousels une dernière fois, toujours rien. Après un tour aux toilettes, nous sortons de la zone. Au passage, Vivien aperçoit son bagage sur le dernier carrousel. Re-ouf !

Bon franchouillard !

Réclamation annulée. Repas bien mérité sur le parvis de l’aéroport londonien. Nico et Vivien sont aux anges de voir que j’ai prévu pain, saucisson et fromage. Ils sont morts de rire lorsque je sors la planche à découper et le couteau. Trois franchouillards pique-niquent en Angleterre ! Ne manque plus que le pinard, que nous ne sortons pas car nous le gardons pour offrir. Le vol de Stansted à Dublin se passe sans encombre, il est presque à l’heure, les bagages sont tous là, personne ne m’embête pour le ukulélé. (Au passage, Vivien a commencé à en jouer dans la voiture en allant à Grenoble, ça me décourage un peu de voir tout le travail qu’il me reste à fournir !)

Nous et la Yaris

À l’aéroport de Dublin, nous récupérons la voiture (une Toyota Yaris bleue) à l’agence de location, malgré une hôtesse pas franchement aidante, ni sympathique. Nous prenons quelques photos sympas puis nous partons pour Waterford
Premières impressions (c’est moi qui ai conduit hier), rouler à gauche n’est pas difficile car il suffit de suivre les voitures devant. En revanche, le fait d’avoir le volant à droite est vraiment perturbant, surtout pour le levier de vitesses et les contrôles visuels. Pour rajouter à la confusion, la signalisation est très différente de chez nous, il faut s’adapter. Nous faisons deux fois demi-tour avant de trouver notre chemin. Il y a peu d’autoroutes en Irlande, les nationales sont étroites, et les autres routes sont en sale état. Donc même si les distances sont courtes, il faut du temps pour les parcourir, d’autant plus que les irlandais roulent lentement (Nous apprendrons plus tard que c’est parce qu’en ce moment, les flics font du zèle…).

Sur la route

Arrivés à Waterford (en ayant partagé le volant avec Nico), la nuit tombe, il reste quelques kilomètres avant la plage de bunmahon où nous avons rendez-vous avec Joe O’Murchadha. La route était belle entre Dublin et Waterford (le ciel, surtout est étonnant), mais là c’était splendide malgré l’obscurité. Et la lune était énorme et magnifique, sur les falaises… Arrivés à Bunmahon, nous retrouvons Joe et Paddy, son frère. En sortant de la voiture, il fait plutôt froid et nous mettons nos pulls pour faire un petit tour sur la plage. Nous apprenons que Joe étudie encore, et Paddy est enseignant. Il voyagent beaucoup (beaucoup !) tous les deux et ont déjà fait le tour du monde, incluant des destinations aussi originales que Djibouti.

Ils nous emmènent dans un pub, et maintenant, nous nous sentons vraiment en Irlande ! Deux jeunes jouent de l’accordéon et du banjo, accompagnés de deux vieux à l’harmonica. Nous commandons Guiness et Whiskey, puis les chaises s’écartent, quatre couples se préparent pour une danse traditionnelle, c’est épatant ! Nous sommes dans l’Irlande profonde, tout le monde se connait ! Les danseurs s’amusent et semblent heureux. Nous aussi.

Danse au pub de Bunmahon

Nous partons à toute vitesse pour Kilmacthomas, prendre un dernier verre dans un pub où un alcoolique notoire nous amuse. Puis nous discutons avec nos hôtes qui ont beaucoup d’humour sur eux et sur leur pays. Ils se moquent de leurs routes pourries, de leurs services publics insuffisants (la “police station” n’est ouverte que le mercredi dans ce village) mais ils disent en être fiers. Ça leur convient, un peu comme le bordel français nous convient. Nous dissertons sur le système éducatif. La religion y semble très présente. L’état paye la construction des écoles, puis les donne aux autorités religieuses, ce qui mène à des abus : parfois au bout de quelques années, l’école ferme et sert de maison à un prêtre retraité.

Nous rentrons chez eux, nous discutons encore, en mangeant des lasagnes (”typiquement irlandaises” nous disent nos hôtes avec le sourire en coin). Ils nous expliquent comment ils gagnent de l’argent sur internet simplement en achetant des choses dans des boutiques, puis en commentant le service. A première vue, le système semble sympathique, mais il y a quelquechose qui me dérange dans la surveillance des employés…

Ce matin, j’ai pris ma douche, avant cela, Paddy m’a prévenu : “it’s a bit crazy“, en effet il faut sortir derrière la maison (ça doit pas être facile l’hiver) et on arrive dans un abri à jardin fait main. Tout est un peu bancal, mais la douche coule chaud, ça suffit largement !

Sláinte = Cheers = Santé
Prononciation : “slaune cheur”

Kilmacthomas – Coill Mhic Thomáisín (2)

Hier matin, après la douche, nous avons pris un petit déjeuner spécial… Poisson, pommes de terre bouillies et tartines de confiture. Vivien, qui a dit qu’il se lèverait tôt, s’est levé le dernier.

Nous avons discuté un peu avec le père de Joe et Paddy. Il nous a raconté son enfance dans cette maison, avec ses 8 frères et soeurs, l’Irlande pauvre de sa jeunesse où toutes les semaines, des jeunes prenaient le train et ne revenaient plus, ou alors seulement quelques années plus tard. Nous avons aussi appris qu’en Irlande, dans les campagnes, il n’y a pas de nom de rues, ni de numéros : le facteur doit connaître tout le monde ! Et pour se faire livrer un sofa, par exemple, le livreur doit demander à tout le village, ce qui fait que tout le monde est au courant ! Nous avons eu le droit à d’autres anecdotes de ce style sur ce pays où les gens utilisent plein de combines.

Entre Bunmahon et Tramore

Nous avons ensuite pris la voiture pour Tramore par la route de la côte empruntée la veille. C’est encore plus beau le jour ! Nous nous sommes arrêtés deux fois pour prendre des photos, et surtout, apprécier le paysage. J’ai aimé ces moments, l’odeur était particulière, un mélange entre les embruns marins et l’herbe. Que c’est agréable l’air pur !

Moi sur la plage de Tramore

Il n’y a pas grand chose à voir à Tramore, mis à part une immense plage de 5 km assez belle mais malheureusement bordée par une fête foraine. J’ai trempé mes pieds dans l’eau (plutôt froide) puis nous avons mangé un burger bien gras avant de partir pour Dunmore. Nous voulions apercevoir le phare de Hook Head, le plus vieux du monde. Nous l’avons vu de loin, il n’a rien de spécial. En revanche, il y a de jolies falaises rouges et/ou noires autour de Dunmore, petit village de pêcheurs.

Plage à Dunmore

Pour revenir nous sommes passés par Waterford, jolie villes et plutôt agréable avec ce temps ensoleillé (mais pas trop). Nous avons bu une bière, fait quelques course de nourriture pour manger dans la voiture et pour faire un repas à nos hôtes. Patates sautées, oignons, escalopes de dinde à la crème et moutarde.

Mahon Falls

Le soir, Paddy et son père nous ont emmené sur une montagne magnifique, verte, source de la rivière Mahon, avec pleins de moutons en liberté qui paissent sur la tourbe. Ce site est vraiment splendide, pas de doute on est vraiment en Irlande, et j’adore cette odeur. Ce qui est assez étonnant, c’est que nous sommes à quelques kilomètres de la mer. Après être montés le long de la cascade, nous apercevons l’océan Atlantique !

Moutons en liberté à Mahon Falls

Au sujet des moutons, Paddy nous explique que pour distribuer les subventions agricoles, l’état compte les moutons. Et les fermiers se prêtent les moutons ! Pendant un été, son job était de passer les moutons d’un champs à l’autre pour que le fonctionnaire attribue les mêmes 250 moutons à une trentaine de fermiers ! Les rois de la combine ! Ce qui expliquent que les statistiques officielles annoncent 4,5 millions d’habitants pour 12 millions de moutons ! No way !

Mahon Falls

Pour le retour, nous avons pris la magic road, où l’on monte la colline en restant au point mort ! Puis crevés, nous nous couchons sans même passer boire un verre au pub…

Le père O’Murchada, Nico, Moi et Paddy

Cork – Corcaigh

Bateau à l’entrée de Cork

Hier matin, nous prenons un peu le temps de remercier nos hôtes, puis Nico prends le relais au volant direction Cork. À l’entrée de la ville, nous prenons en photo un beau trois mats tout en bois, puis nous partons à la recherche d’une auberge de jeunesse, que nous trouvons rapidement (à la deuxième tentative). Nous sommes au Sheila’s Hostel. Le parking est assez complexe à Cork mais nous sommes arrivés à trouver une place gratuite. Nous nous sommes donc balladés à pieds dans la ville, qui n’est pas plus grande que Saint Étienne bien que ce soit la deuxième ville du pays. On voit que Cork a été capitale européenne de la culture en 2005, car tout est neuf.

Centre ville de Cork

Le centre ville, situé entre deux bras de rivière, est tout petit. Nous avons vu la cathédrale Saint Finnbar, nous avons mangé un chicken burger, nous avons cherché un sweat shirt « Cork Republica » pour Nico mais ne l’avons pas trouvé. À Marks & Spencer, Vivien a acheté des caleçons, car il a oublié tous les siens à Lyon ! J’en ai profité pour acheter un pull car il fait plus froid que je n’imaginais avant de partir.

Cathédrale Saint Finnbar à Cork

À 19H, nous avons retrouvé Flavie (une française rencontrée grâce au CouchSurfing) dans un pub typique où les musiciens viennent quand ils veulent. Ils ont joué toute la soirée, c’était sympa ! Flavie est un peu chtarbée mais elle est très sympa. Elle vit en Irlande depuis 8 ans et fait des petits boulots : pâtisserie, boulangerie… Elle est en train de passer un DEUG à l’université de Nancy pour enseigner ici. Elle a fini par nous proposer de dormir chez elle. On verra ce soir. Elle nous a invité à la soirée d’anniversaire d’une de ses colocs. Invitation acceptée sans problème !

Flavie, Vivien et Nico au Siné à Cork

Avant cela, nous sommes restés un peu dans le pub (Siné). Il est vraiment facile de discuter avec les gens ici : nous avons rencontré un des marins du bateau que nous avions vu le matin en arrivant. D’ailleurs, dans l’après midi nous avions déjà fait des rencontres dans un autre pub. Un mec bourré mais sympa nous a abordé. On a discuté un long moment, c’était dur à cause de son accent. Nous avons aussi discuté avec un de ses amis, un vieux pêcheur que Vivien a pris en photo Noir et Blanc. Le premier nous a offert un ticket d’Euromillions (ce matin, Vivien m’a dit qu’il est perdant), il nous a aussi offert à boire, bref trop sympa. Nous avons promis d’envoyer la photo au vieux.

Vieux loup de mer Irlandais

Retour à notre soirée. Nous sommes donc allés chez le copain de la coloc de Flavie, qui a une baraque magnifique. Encore une fois, on a fait plein de rencontres. Il y avait des gens de partout : Irlande, Ecosse, Angleterre, USA, Australie, et nous les frenchies. Il y avait pas mal de jolies filles (comme dans le pub Siné d’ailleurs). Vivien a commencé à jouer de la guitare, puis j’ai trouvé un ukulélé (incroyable !) on a donc joué quelques morceaux ensemble. C’était super sympa, une expérience agréable, dommage qu’on n’aie pas de photos. En revenant, nous avons remarqué que tous les pubs ont des lampes chauffantes à l’extérieur, pour les fumeurs (interdits à l’intérieur). En aout, c’est hallucinant !!!!

Ensuite, nous sommes allés dormir à l’hostel. Enfin, nous avons essayé, car un de nos roommates est arrivé bourré tard dans la nuit en faisant un barouf d’enfer. Un autre a laissé son téléphone allumé et s’est fait appeler toute la nuit, mais il n’entendait pas. Puis des ronflements à gogo, bref, compliqué de dormir, d’autant plus qu’un réveil a sonné à trois reprise vers 7h30. Galère !

Ce matin, nous avons pu faire un petit tour sur Internet pour vider nos boites à lettre du spam… Je vais me prendre un petit expresso avec Vivien et la journée va commencer.

Crédit photo n°5 : VDSP

Près de Corrofin – Cora finne

Brasserie Beamish à Cork

Hier matin, en sortant de l’auberge de jeunesse, nous sommes allés en ville dans le but de visiter la brasserie Beamish de Cork. Arrivés devant ce bâtiment un peu bizarre, ressemblant à une maison à colombages, nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas de visites le samedi. J’avais mal regardé dans le guide… Du coup nous avons décidé de quitter la ville, d’autant plus qu’il ne nous restait que 7 jours avec la voiture.

Marché couvert à Cork

Avant de prendre la route, nous sommes allés rendre visite à Flavie qui travaille dans un fournil au dessus d’une boutique bio. Après avoir discuté et l’avoir remerciée, elle nous a donné du pain bio qui s’est avéré être très bon ! Nous avons fait quelques courses dans un marché couvert (fromage, jambon, tomates) où Nico a acheté un T-shirt rouge avec écrit « République populaire de Cork » en gaélique. Nous avons pris la route en direction de Killarney et nous avons mangé dans la voiture.

Clément et Vivien, avant d’entrer dans le parc de Killarney

Arrivés aux abords du parc national, nous nous sommes arrêtés pour une pause photos dans un lieu splendide. Caché dans l’herbe, il y avait un squelette de mouton. J’ai récupéré une corne. Nous nous sommes encore arrêtés plusieurs fois plus loin. Le plus bel arrêt était à un endroit où nous avions un panorama splendide sur le « Upper lake » du parc national de Killarney. Cet endroit était magnifique, des montagnes chauves et vertes qui surplombent un lac découpé au rasoir et constellé d’îles. Le jeu des nuages et du soleil faisait que parfois, une île au milieu du lac s’illuminait. J’ai fermé les yeux, respiré un grand coup et je me suis senti vivre. En rouvrant les yeux, j’ai presque lâché une larme tellement c’était beau.

Upper lake de Killarney

Nous avons continué vers Killarney, qui semble être très riche : que de belles et grandes maisons proprettes avec de grosses voitures garées devant. Vivien a comparé ça avec Megève… Nous avons fait quelques courses avant de partir en direction de Limerick. La route était bonne. En revanche, comme partout depuis le début du voyage, il y a beaucoup de cadavres d’animaux écrasés sur les routes : renards, corbeaux, corneilles…

Des moutons sur la route

Nous avons simplement traversé Limerick qui est une ville où il ne semble pas y avoir grand chose à voir. Comme partout, il y a des drapeaux du comté accrochés aux murs, aux façades et aux voitures. Les gens semblent très attachés à leur comté.

Les rayons de soleil percent les nuages dans le comté de Clare

Sur la carte, nous avons choisi un endroit entre Limerick et Galway pour planter la tente : pas très loin des Cliffs of Moher, à côté d’un lac (Inchiquin lough) et d’une jolie route. En y allant, nous avons vu des effets lumineux splendides dans le ciel : des rayons de soleil perçaient les nuages à plusieurs endroits et en étaient presque palpables. Nous avons croisé un troupeau de vaches sur la route, puis nous avons trouvé un endroit où camper : dans une sorte de ruine, pas très loin du lac, entourés de murs, avec de l’herbe, bref : parfait ! Nous avions juste un peu peur que le propriétaire vienne nous virer. Vivien avait particulièrement peur qu’il vienne avec des chiens. Je n’ai pas trop mal dormi mais Nico commence à avoir mal à la gorge.

Notre campement près de Corrofin

Inishmór – Arainn

Hier matin, après avoir plié la tente, nous avons pris la route des « Cliffs of Moher ». Site magnifique et impressionnant, les falaises font plus de 200 mètres de haut, quasi verticalement et parfois même en devers. La roche est assez noire, mais ce qui est très étonnant, c’est qu’une grande surface des falaises est verte. Mousse, herbe, algues ???

Falaises de Moher

Nous sommes tout de même parti assez rapidement de ce site un peu trop touristique à notre goût, non sans que Vivien s’achète un pipeau irlandais (en ré), direction le Poulnabrone Dolmen. Il se situe sur un plateau déchiqueté, au milieu de champs pleins de pierre et de roches affleurantes érodées par la pluie et les siècles. C’est vraiment un dolmen de carte postale. Il est plus impressionnant par son âge(8000 ans) que par sa taille. C’est tout de même un très beau monument avec sa table dressée vers le ciel.

Dolmen de Poulnabrone (photo retouchée)

Note sur les « Cliffs of Moher » : le site n’avait quasiment pas de rambarde et l’on surplombait la mer d’une manière presque effrayante, mais fascinante à la fois. Je me suis senti, une fois ou deux, happé par le vide avec la terrible envie d’avancer dans le vide… C’est étonnant !

Après le dolmen de Poulnabrone, nous avons quitté cette lande désolée (un peu à la manière de l’Ardèche du sud, mais en plus vert) pour le camping de Bally Loughane, près de Galway. À éviter à tout prix la prochaine fois : la vieille à l’entrée nous a pris pour des pigeons et nous a fait payer trois fois le prix. En plus, tout est payable en jetons de 1€ : douche (5 minutes), plaques chauffantes, etc… Après avoir planté la tente, nous sommes allés dans le centre de Galway, nous avons acheté des billets pour les îles d’Aran (je suis actuellement dans le bateau du retour). Puis à l’office du tourisme, une charmante irlandaise brune aux yeux bleus avec un magnifique sourire nous a donné un plan de la ville.

Rue de Galway

Galway est une toute petite ville, mais m’a donné tout de suite l’impression d’être chaleureuse. Il y avait plein d’étudiants assis dans l’herbe de la place principale, des musiciens dans la rue et surtout, des musiciens traditionnels dans presque chaque pub. Les maisons sont encore plus colorées que dans les villes que nous avons vues jusqu’à présent. Nous avons mangé (beaucoup) dans un restaurant sans prétention mais qui proposait du saumon fumé irlandais en entrée. En revanche, le plat était quelconque, les légumes ne sont pas salés et assaisonné, ni même cuisinés ! Les anglo-saxons ont encore des progrès à faire, même dans la cuisine simple !

Jeunes danseuses et leur père au violon dans les rues de Galway

Enfin, nous avons passé la soirée dans un pub génial, immense, sur plusieurs demi-niveaux, avec de la décoration entièrement en bois et un balcon pour des musiciens. Quatre gars jouaient et chantaient (plutôt bien) du Johnny Cash, Bob Dylan, Rolling Stones, Beatles… Les oreilles défoncées, nous sommes allés nous coucher.

Ce matin, nous nous sommes levés très tôt pour prendre le ferry. Après quelques courses, nous avons embarqué pour une journée tranquille sur Inishmore. J’ai vraiment eu l’impression que nous avons pu en profite, contrairement aux deux derniers jours où nous avons fait beaucoup de route. D’ailleurs, nous nous sommes rendu compte hier que nous allions devoir beaucoup rouler pour boucler notre tour et la discussion était un peu tendue avec Vivien qui, contrairement à Nico et moi, était tenté de raccourcir la boucle pour plus profiter des lieux. Ça se comprend, mais nous voulions voir beaucoup de choses pour pouvoir faire un choix plus éclairé si nous revenons.

Nico et Vivien au fort de Dun Aengus

Bref, arrivés sur l’île d’Aran, nous avons loué des vélos puis nous avons visité le fort de Dun Aengus. Site archéologique de 2000 ans où nous avons pique-niqué. Nous avons continué notre tour de l’île au soleil, en passant notamment par une montée franchement impressionnante où j’ai réussi à ne pas poser le pied. Après Dun Arann (point le plus élevé de l’île) nous avons pris des chemins de traverse.

Nico en VTT sur Inishmore

Cette île est impressionnante car elle est couverte de champs entourés de murets de pierres, des milliers de murets de pierres ! Après être sortis de notre « raccourci », notre chemin a croisé un cimetière gaélique avec plein de croix celtiques qui nous ont servi pour poser sur des photos dignes de posters. Une petite trempette des pieds dans l’eau bleue translucide magnifique de la plage et nous avons embarqué dans le ferry de retour.

Moi aux côtés d’un croix celtique

Donegal – Dún na nGall

Hier, après le voyage en mer, nous avons pris la route du Connemara, nous étions tout de suite dans le bain : des paysages des cartes postales splendides, mais encore plus beaux et époustouflants. Nous ne nous sommes pas arrêtés pour prendre des photos, mais sous le soleil c’était magnifique. Je me souviens d’un lac d’un bleu profond reflétant le ciel devant des montagnes écorchées aux couleurs brutes, vert, noir jaune… J’ai à l’esprit une rivière avec une cascade juste en bord de route, le fond noir de tourbe, mais l’eau d’une pureté absolue. Des arbres immenses, penchés, sur une île au milieu d’un lac devant une montagne imposante. Je vais garder ces images en tête très longtemps. La suite de la route était bordée de lacs et de rivières à droite, et de dunes et mer à gauche. Je ne trouve plus de qualificatifs pour décrire tant de beauté.

Dans le Connemara

Nous nous sommes arrêtés pour planter notre tente dans un champs mi-herbe, mi rochers, juste à côté de la mer, près du village de Roundstone. Nous avons marché sur une plage de sable fin digne d’une carte postale des îles Seychelles ou Maldives. Mais c’est en Irlande !Juste au bord de la plage, une étendue d’herbe digne d’un golf ! Nous nous sommes promis de nous baigner dans ce lieu paradisiaque le lendemain matin, car il commençait à faire nuit.

Abbaye de Kylemore

Malheureusement, ce matin, nous nous sommes réveillé pour la première fois sous la pluie. Cela nous a beaucoup déçu, nous avons changé nos plans et avons parcouru le Connemara en voiture plutôt qu’à pieds, comme prévu. Malgré tout, les paysages sont magnifiques avec les nuages et la brume, particulièrement l’abbaye de Kylemore. Puis nous avons filé vers Sligo où nous avons mangé dans un pub/boite magnifique, sur plusieurs demi-étages, comme nous rêverions d’en avoir en France, avec un décor très soigné en bois et cuir.

Slieve League

Après un tour dans cette ville charmante, nous avons pris la route pour le comté de Donegal. Ça fait beaucoup de voiture en une journée. Mais nous avons tout de même eu le temps de voir les immenses falaises de Slieve League, en bord de mer (600m, les plus hautes d’Europe) ainsi que le paysage apaisant de Glen Gesh Pass.

Arrivée à l’auberge de Jeunesse de Bluestack pour prendre une douche vraiment appréciée. Avec l’humidité de la nuit et du matin, je me sentais sale, collant, et surtout, mes pieds commençaient à mariner dans le jus des chaussures d’où émanent des odeurs immondes.

Ce soir, nous irons faire un tour dans le village de Donegal avant de nous coucher, tôt, pour récupérer, car le soleil d’hier sur les îles d’Aran, m’a cassé.

Crédit photo n°1 : VDSP

Belfast

Avant hier soir, donc, nous sommes allés à Donegal, un village charmant. Deux jolies filles nous ont conseillé un restaurant que nous n’oublierons pas: tout en demi-niveaux, avec un bar immense, beaucoup d’espace, et une vue sur la mer. Nous y avons mangé très copieusement, avant de retourner à l’auberge de jeunesse, plus calme que la première fois (un groupe débutant répétait et le batteur tapait tellement fort et n’importe comment qu’on entendait rien). Nous avons passé une bonne nuit, et apprécié le confort simple d’un oreiller, absent dans la tente…

 

Musiciens dans un pub de Donegal

Hier j’ai donc repris le volant en direction de l’Irlande du nord. La transition s’est à peine fait sentir : pas de panneau indicateur, pas de poste de douane : rien ! Nous avons fini par remarquer que la signalisation avait changé. Désormais il faut lire les distance en miles. Sinon, les paysages de la côte nord sont toujours très beaux, bien que différents de ce que nous avons vu jusqu’à présent.

Tonneaux vides à la distillerie Bushmills

Notre premier arrêt fût Bushmills et la Old Distillery. Nous avons tout appris du whiskey irlandais dont la particularité est d’être distillé 3 fois et aussi d’avoir un grain « cuit » à l’abri de la fumée de la tourbe. La guide espagnole ou italienne nous a montré chacune des étapes et nous avons compris pourquoi une drôle d’odeur de grillé et d’alcool flotte sur la ville : c’est l’orge et la levure de la distillerie. Après la dégustation et l’achat d’une bouteille vendue uniquement à cet endroit, nous avons repris la route pour Giant’s Causeway.

Vivien à Giant’s Causeway

Rien à dire la dessus : tout est dit dans les guides. Mais ça vaut vraiment le coup d’oeil, ces formations géologiques sont étonnantes, la côte est magnifique et la mer, sauvage, est d’une beauté subjugante.

La mer était encore plus belle à Carrick-a-ride avec son pont de cordes. Décidément, cette côte nord est magnifique, elle me fait un peu penser au Finistère.

 

La mer dans le comté d’Antrim

Ensuite nous avons tenté de chercher un endroit où dormir dans la montagne, mais le sol était vraiment trop humide. Ça aurait été rigolo au milieu des moutons. Nous avons finalement trouvé un champs juste à côté de la mer avec une vue sur l’immensité bleue, et l’Écosse tout près en face. Ce fut vraiment un réveil agréable et apaisant.

Nico dans la chaire du Maire de Belfast

Ce matin, Nicolas a repris le volant direction Belfast. Ici nous nous sentons vraiment au Royaume-uni. Beaucoup de choses sont différentes : plus de panneaux en gaélique, des immeubles de brique, beaucoup d’industrie, bref c’est vraiment un autre pays. Rien à voir avec Cork, Galway ou les autres villes visitées avant. Malgré son fort accent nord-irlandais, la guide dans l’hôtel de ville avait quelque chose de très anglais : la gentillesse, les précautions, etc… D’ailleurs, la visite nous a beaucoup étonné. Non seulement le bâtiment est très beau et entièrement marbré, mais en plus la visite est gratuite, on a le droit de prendre des photos et on peut même s’assoir dans le fauteuil du maire ! La visite guidée de rêve quoi !

 

Mur peint dans le quartier unioniste de West Belfast

Nous avons ensuite marché dans le quartier de West Belfast, le ghetto célèbre où ont eu lieu les tristes évènements sanglants entre unionistes et nationalistes. Les deux quartiers sont côte à côte, ce qui aide à comprendre la fréquence des affrontements ! Une sorte de double rideau de fer est installé entre les deux quartiers. Du côté unioniste et protestant, il y a des drapeaux anglais, écossais et Union Jack partout. Il y en a tellement qu’on se croirait un jour de fête nationale ! Des banderoles d’Union Jack passent au dessus des rues ! Il y a quelques fresques représentant la lutte armée.

 

No man’s land entre deux quartiers rivaux de Belfast

De l’autre côté il y a quelques drapeaux irlandais, mais les « nationalistes » catholiques ont l’air moins allumés que leurs voisins : ils y a beaucoup de fresques pacifiques, tolérantes et colorées.

 

Mur peint dans le quartier nationaliste de West Belfast

Puis en fin d’après-midi, nous venons de prendre place à l’auberge de jeunesse. Nous nous reposons un peu. Le soleil a beaucoup tapé aujourd’hui, j’ai le bronzage à l’anglaise. Et avec la marche…

 Vivien se repose…

Dublin – Baile Átha Cliath (1)

Après un peu de repos dan l’auberge de jeunesse de Belfast (il y a trois jours) nous sommes sortis en ville dans un bar sympa. Puis en sortant, j’ai eu une vision de l’Angleterre : les filles habillées hyper court, en troupeaux, qui font la queue devant les boites. Décidément, Belfast est bien au Royaume-uni, plus qu’en Irlande.

Monasterboice

Le lendemain matin, nous avons repris la voiture en direction du sud. cette fois, nous avons fait attention au passage à la frontière, mais il n’y a pas de passage flagrant, pas de poste de douane, juste un léger changement dans la signalisation et quelques bureaux de change. En chemin, nous nous sommes arrêtés à Monasterboice, un cimetière charmant en pleine campagne, connu pour ses deux énormes croix celtiques anciennes et sa tour ronde. Il y avait un enterrement, nous avons donc visité les lieux dans une ambiance solennelle et respectueuse.

Tumulus de Newgrange

Nous avons ensuite pris la route pour la vallée de la Boyne, une rivière au bord de laquelle nos ancêtres se sont installés il y a 5000 ans. Ils y ont construit plusieurs dizaines de tumulii, dont Newgrange, celui que nous avons visité, un des 3 plus grands. La guide récitait un peu trop son texte mais cela restait intéressant. J’ai vraiment été impressionné à l’intérieur en voyant le plafond en pierres sèches de plusieurs tonnes chacune, qui n’a pas bougé depuis 5 millénaires et est étanche. Nous avons pu apercevoir quelques autres tumulii à distance, mais pas le temps de visiter le tumulus de Knowth.

Nico et Vivien au DTC…

Le soir, nous sommes passés par la ville de Drogheda, sans grand intérêt, pour faire nos course dans le DTC (Drogheda Town Centre). Puis nous avons roulé un long moment avant de trouver un endroit minable où planter la tente, sous la pluie. C’était un peu décevant pour notre dernier jour en voiture.

Hier, nous nous sommes donc réveillés sous la pluie. Nous avons un peu perdu notre journée pour rejoindre l’auberge de jeunesse de Dublin, rendre la voiture à l’aéroport, revenir en bus puis à pied sous la pluie, et enfin faire une sieste avant de sortir.

Le samedi soir, la ville de Dublin est très animée. Nous sommes restés dans le quartier de Temple Bar. Le pub de « Temple Bar » lui-même est exceptionnel. Tout d’abord il est immense : il y a plusieurs grandes salles et plusieurs beer gardens. Les beer gardens sont un moyen inventé par les irlandais pour contourner l’interdiction de fumer dans les lieux publics : ce sont des sortes de cours couvertes par une bâche. C’est donc à l’extérieur, ce qui permet de fumer en buvant sa pinte au sec. Deuxième chose impressionnante dans ce bar, il a une carte de whiskies énorme ! Derrière le bar, on voit des centaines de whiskies et scotchs de tous les âges, tous les pays et tous les prix. C’est la plus grosse collection du pays!

Ensuite, nous sommes allés dans un night club, je n’ai pas plus apprécié qu’en France. En revanche dans la rue, l’ambiance était terrible, il y avait plein d’enterrement de vie de jeune fille ce qui faisait plein de groupes de filles déguisées en bunnies, cow-grils ou infirmières…

Moi, Vivien et Nico à la Saint James Gate Brewery de Guiness à Dublin

Ce matin, nous avons visité la Guinness Storehouse. On y explique un peu la manière de brasser la bière, l’histoire de Guinness, mais c’est surtout une sorte de Disneyland de la Guinness, avec l’avantage de boire une pinte de stout dans le gravity bar au dernier étage du bâtiment avec une vue magnifique sur Dublin, avec au loin le Trinity College dans lequel nous sommes allongés en ce moment.

Dublin – Baile Átha Cliath (2)

Ça fait bizarre de rester au même endroit ! J’avais pris l’habitude de bouger tout le temps et de dormir à un endroit différent chaque soir. Ici on est beaucoup plus relax. Hier, nous avons pris le temps de nous reposer dans l’herbe du Trinity College, aujourd’hui nous avons pris le temps de marcher un peu dans les autres quartiers de la ville (nous n’avions vu que temple Bar jusqu’à présent). Nous sommes allés dans quelques jolis parcs, avons pris des photos, avons apprécié un peu de saumon dans un bar au nord de la Liffey, deux fois moins cher qu’à Temple Bar, mais tranquille et presque dans un décor luxueux, avec des fauteuils profonds.

Oscar Wilde dans un parc à Dublin

Nous nous remettons de nos émotions irlandaise, mais aussi de la soirée de samedi et de la tournée des bars d’hier soir. J’ai d’ailleurs gouté plusieurs whiskies irlandais : Paddy, Jameson, Powers que j’ai trouvés moyens. En revanche, dès qu’on paye un peu plus cher, la différence est nette ! Pour 2€ de plus, j’ai pu apprécier le goût de fumée tourbée et la légère pointe de miel du Connemara, franchement délicieux et riche. Moi qui pensais ne pas savoir apprécier le whiskey (et whisky) !

Dublin Castle

Outre la visite de quelques parcs, nous avons essayé quelques autres visites, mais tout était fermé (lundi oblige). Nous sommes donc allés au Dublin Castle, mais nous avons été refoulés. Pas sûrs d’avoir manqué grand chose… Sinon, le peuple irlandais me semble vraiment être un peuple musicien. Ici, non seulement il y a de la musique live dans presque tous les pubs, mais il y a des magasins de musique à tous les coins de rue ! Nous nous sommes arrêtés dans certains pour jouer un peu. Et j’ai remarqué qu’ils vendaient beaucoup d’instruments traditionnels : banjo, bodhran, mandoline…

Vivien joue du piano dans un magasin de musique de Dublin

Dublin – Baile Átha Cliath (3)

Hier, après une petite (grosse) sieste à l’auberge de jeunesse. Hier après-midi, nous sommes retournés au nord de la Liffey pour manger. Encore une fois, les prix qui y sont pratiqués sont presque deux fois inférieurs à ceux du quartier de Temple Bar. Nous sommes rentrés dans un pub dont la devanture ne paye pas de mine, mais nous avons été très surpris par l’intérieur. C’était immense et magnifique, avec un escalier en cuivre, plusieurs étages, des fauteuils confortables… et beaucoup moins de monde qu’à Temple Bar ! C’est d’ailleurs pour ça que nous y sommes retournés pour fêter dignement notre dernière belle soirée à Dublin. Nous avons changé plusieurs fois de bar. A chaque fois pour boire de la Guinness, mais aussi pour écouter une musique différente. Je me souviendrai longtemps de l’agilité et de la profondeur de ce joueur de flamenco (à Dublin!!!) génie de la guitare…

Dernier Whiskey à Temple Bar

Le départ de l’auberge de jeunesse ce soir était étrange, nous avons fait nos « adieux » à quelques connaissances faites durant ces trois jours. Ça donne envie de rester encore ! A part ça, aujourd’hui, nous n’avons pas fait grand chose : une heure passée au National Museum, sur la préhistoire et l’histoire Viking en Irlande. Il y avait de jolies pièces mais j’ai été un peu déçu car les informations était peu accessibles. J’ai été intrigué par la section des corps d’hommes préhistoriques retrouvés en bon état dans la tourbe. On dirait que ça conserve !

Après un énorme burger au Elephant & Castle, nous sommes allés au musée d’histoire naturelle. Très vieux et poussiéreux, mais franchement original et intéressant, car les animaux empaillés sont exposés en situation. Et c’est très agréable de connaître la faune d’Irlande. J’ai été impressionné par la taille gigantesque des bois des élans (au moins trois mètres d’envergure).

Elan gigantesque au musée de sciences naturelles de Dublin

Enfin, avant de rejoindre l’auberge de jeunesse, nous avons siesté dans le joli parc de Merion Square, quasi-vide…

Et maintenant, nous voilà à l’aéroport de Dublin après une heure de bus avec une colonie française qui nous a remémoré nos années collège et lycée…

Lyon

Je reprends la plume une dernière fois pour raconter notre retour catastrophique. Nous avons donc essayé de dormir à l’aéroport de Dublin. Mais en étant réveillé toutes les heures, soit par les policiers, soit par le nettoyage, nous avons cumulé au maximum trois heures de sommeil chacun. Notre avion pour Stansted est parti avec 40 minutes de retard, ce qui annonçait une journée de malchance totale.

 

Nico et Vivien essayent de dormir à l’aéroport de Dublin

Nous avons loupé notre avion pour Grenoble, de Stansted, nous avons donc dû acheter un billet pour Montpellier à £40. De plus, les mesures de sécurité draconiennes à l’aéroport retardaient tous les vols. Nous avons dû réarranger nos bagages à mains trois fois avant de pouvoir arriver devant la zone de contrôle avec des sacs de la bonne taille. Une fois là, nous avons dû enlever nos chaussures, nous faire palper intégralement, une douanière a vidé mon sac intégralement avant de passer une lingette de détection d’explosifs sur chacun des objets. Bref, un contrôle interminable.

Une fois à Montpellier, les bagages se sont fait attendre et les ennuis ont continué à s’enchainer : pour cause de travaux, le bus n’allait pas jusqu’à la gare, il a fallu finir le trajet en tramway. Ensuite, le TGV pour Lyon était complet, nous avons dû partir une heure plus tard pour Valence où la correspondance est arrivée avec 45 minutes de retard. Finalement, nous sommes arrivés à Lyon à 21H au lieu de midi !

Et ce n’est pas fini car nous sommes partis à Grenoble en voiture pour récupérer la voiture de Nico et une fois là-bas, nous nous sommes rendus compte que la parking était fermé le soir… Finalement, je suis rentré chez moi à 23h15.

Nico n’a pu récupérer sa voiture qu’aujourd’hui, soit deux jours plus tard. Et quelques autres mauvaises nouvelles sont arrivées depuis : j’ai perdu 14 photos du Connemara suite à une erreur de manipulation et Vivien semble mécontent de la qualité de ses photos.

Malgré tout, je garderai un souvenir fabuleux et impérissable de ce voyage au vert.

Le trajet de notre road-trip en Irlande

Kufstein – Autriche

Hier, enfin le départ ! Après de longs mois d’attente au boulot, j’étais pressé de me lever à quatre heure du matin, même si la veille nous avion déjà roulé de minuit à 8h pour revenir de Bordeaux.

Au départ de Lyon, c’est moi qui ait pris le volant, Emma voulant continuer à dormir un peu sur le siège passager. J’ai pu en profiter pour voir le soleil se lever au dessus de Genève, malgré la pluie qui nous arrose depuis le départ. Cette pluie et ces nuages ont caché les beautés des paysages suisses que l’ont a pu apercevoir de temps en temps à la faveur d’une éclaircie. Dommage, car l’interdiction de rouler à plus de 120 km/h est inévitable à cause du nombre incroyable de radars (6 entre Genève et Lausanne !) et aurait pu nous permettre de profiter du paysage vert et montagneux.

Schloss Neuschwanstein

Après un court passage en Autriche, puis en Allemagne, où Emma a pu se lâcher sur l’accélérateur pour la première fois de sa vie, nous sommes arrivés à Neuschwanstein. La région est magnifique, le château est enchassé dans un écrin de forêts d’un vert profond et de rochers moussus. Malgré cela nous avons été un peu déçus par la visite car on se retrouve dans une usine à touristes où tout est minuté. Le temps de la visite guidée est officiellement de 35 minutes mais cela laisse à peine le temps de voir l’intérieur. Ceci dit, on n’a pas l’impression de perdre grand chose tant les décors sont surchargés et lyriques jusqu’au kitsch. Dommage que nous soyons fatigués par les 7 heures de routes, car une ballade dans ces forêts jusqu’à un point de vue sur le château nous aurait plu. Mais il nous restait encore 2h30 jusqu’à Kufstein où nous avons retrouvé la bonne humeur de Fred.

Ce matin, un grand soleil contraste avec la bruine qui nous a accompagné toute la journée d’hier.

Attersee – Autriche

Hier matin, nous sommes partis pour le centre de Kufstein visiter le Festung, la forteresse de la ville. L’entrée était presqu’aussi chère qu’à Neuschwanstein, mais nous n’étions pas limités à 30 minutes et la visite était entièrement libre. Nous en avons profité pour voir toutes les curiosités de ce fort : un puit profond de 60 mètres, des souterrains creusés dans la roche et qui traverse la colline de part en part, un musée sur la région, son histoire, sa faune, sa géologie, un jardin botanique, et surtout de magnifiques points de vue sur la ville et les environs.

Festung de Kufstein

Après avoir mangé une petite viande marinée achetée au Spar, nous avons pris la voiture pour Walchsee , à 15 km de là. Fred nous a indiqué qu’on pouvait y faire de la lugé d’été : on monte en télésiège et on descend la montagne à toute vitesse à bord d’une luge à roulette qui emprunte le chemin fait de demi tubes de fer, à la manière d’un bobsleigh. Puis nous avons profité du grand soleil en lisant au bord de l’eau sur une plage en herbe (oui, il semble que toutes les plages sont en herbe ici).

Luge d’été

De retour à Kufstein, Fred nous a emmené dans un restaurant dans une forêt surplombant la vallée avec une vue magnifique : le Theaterhütte. Nous y avons bu et mangé copieusement : spätzle et porc pour les garçons et champignons et speck pour Emma. Puis nous nous sommes couchés après un petit DVD chez Fred à qui nous avons dit au revoir.

De la bière !

Ce matin, nous nous sommes levés après qu’il soit parti pour le boulot. Nous avons pris l’autoroute pour le lac de Mondsee. Nous avons du repasser rapidement par l’Allemagne.

Le temps est couvert aujourd’hui, et après un sandwich au bord du lac et une ballade dans la ville, nous sommes partis pour Attersee. Là nous avons trouvé une jolie plage en herbe et nous sortons à l’instant d’une eau turquoise d’une grande propreté.

Ô joie, le soleil daigne nous faire grâce de quelques rayons. Je vais en profiter pour soigner mon bronzage d’anglais.

Vienne – Autriche

Finalement, il n’a pas fait très beau cet après midi là. Nous sommes donc partis à la chasse au camping. Nous avons trouvé une ferme tenue par un vieux couple qui proposait quelques emplacements peu chers.

Plage d’Attersee

Hier matin, nous nous sommes levés vers 8h, frais et dispos pour aller à la plage d’Attersee. Il n’y avait presque personne, le ciel bleu nous promettait une belle journée et l’eau claire nous a revigoré avant les deux heures de route pour Melk.

Melk

Depuis l’autoroute, nous avons pu voir l’imposante abbaye avant de la visiter. Après un petit tour dans les jardins, nous avons suivi avec attention la visite guidée. Nous avons vraiment adoré l’endroit ! Le hall en marbre avec le plafond en trompe l’oeil, l’église baroque surchargée d’or et de fioritures, mais surtout la splendide bibliothèque dont on comprend qu’elle ait pu inspirer Umberto Eco pour Le nom de la rose, avec ses milliers de vieux ouvrages et d’incunables.

Panorama à 360° de la bibliothèque de Melk

Tandis que nous nous rafraichissions avec une bière sur la terrasse, Erik notre couchsurfer viennois, nous a proposé de venir le soir même. Après un repas autrichien et une petite visite des rues de Melk, nous avons donc pris la voiture pour Vienne, où la circulation est plutôt stressante, pour finalement retrouver Erik et l’immense appartement en rénovation qu’il partage avec ses colocataires. Après une petite conversation en anglais, nous sommes allé dormir.

Café Sperl

Ce matin, Erik a eu la gentillesse de nous laisser deux sandwichs pour midi. Nous aurons l’occasion de le remercier ce soir. Ce matin, après un café dans une kaffeehaus typiquement viennoise (le café Sperl) nous avons visité la cathédrale Saint Stéphane puis nous avons marché un peu dans la ville jusqu’aux jardins du palais Hofburg où nous sommes actuellement en train de profiter du temps magnifique…

Vienne – Autriche

Le soir de notre premier jour à Vienne, nous sommes allés voir Anna, une colocataire d’Erik, en concert à l’université de musique. Elle chantait a capella avec un groupe de chanteuses. Puis Erik nous a emmené sur le Gürtel, une sorte de boulevard périphérique, où il y avait des concerts et des bars sous les arches du métro aérien. Avant de nous coucher, nous sommes montés au sommet d’un bâtiment où nous avons vu « Vienna by night ».

Vienna by night

Hier matin, nous sommes allés à la maison de la musique. l’entrée est chère comme la plupart des activités en Autriche, mais le musée était vraiment intéressant, avec plusieurs salles interactives sur le son, puis un étage avec audioguide consacré aux compositeurs autrichiens : Haydn, Mozart, Schubert, Mahler…

Emma chef d’orchestre

Puis nous avons trouvé un petit restaurant pas cher où manger quelques saucisses avec du chou et de la bière. Ici les restaurants sont bon marché comparés à la France.

Château de Schönbrunn

L’après midi, nous avons visité Schloss Schönbrunn, le Versailles viennois de la famille Habsbourg. La décoration dans le style rococo est beaucoup moins chargée que tout ce que nous avons vu dans le style baroque mais ce n’est tout de même pas l’austérité gothique. Dans les jardins, nous avons traversé un labyrinthe de haies de buis et joué sur quelques unes des activités proposées.

Labyrinthe à Schönbrunn

De retour chez Erik, nous avons préparé un repas crêpes au bonheur des colocataires. Ce matin, nous sommes passés devant le Secession Building avec un dôme en forme de chou, puis nous avons pris le métro jusqu’à Donauinsel, une ile toute en longueur au milieu du Danube, où nous nous adonnons au farniente en ce moment même, avant de partir déguster les fameuses Wiener Schnietzel.

Bratislava – Slovaquie

Énormes ! Ces escalopes viennoises étaient tout simplement gigantesques ! D’ailleurs nous ne les avons pas finies…

Escalopes viennoises

Après le repas, nous sommes allés au KunstHausWien, une maison conçue par l’artiste Friedensreich Hundertwasser. Cet endroit est très beau : il y a des mosaïques multicolores aux murs, les sols ne sont pas plats mais l’on s’y sent bien. Les étages que nous avons visités montraient des tableaux de l’artiste, ainsi que des maquette de projets architecturaux. Tout en courbes et en rondeurs, respectueux de l’environnement et colorés. Il y avait par exemple une sorte de village hobbit avec des toits en herbe.

KunstHausWien

Hier soir, nous sommes allés manger chez Moritz et Angela, deux autres couchsurfers amateurs de nourriture et de vin. Nous avons préparé une salade lyonnaise et eux nous ont cuisiné un délicieux osso bucco. Le tout accompagné de bons vins français et autrichiens. La soirée a été animée par quelques coupures et brûlures mais s’est bien déroulée.

En cuisine

Ce matin, nous avons dit adieu à Erik et Maria, puis nous avons pris la route pour Bratislava, à 60km de Vienne. J’ai été étonné de voir que la liaison principale entre ces deux capitales européennes est une simple route nationale où circulent des tracteurs !!! Dès notre arrivée, Bratislava nous a donné l’impression d’être une ville assez laide et bétonnée. Heureusement, le château qui surplombe la ville ainsi que le vieux quartier ont conservé beaucoup de charme.

Château de Bratislava

Nous avons retiré quelques couronnes slovaques pour payer le minuscule droit d’entrée au musée du château, assez rustique, ainsi qu’un repas complet pour une quizaine d’euros à deux, bière comprise ! En ce moment, nous profitons de la verdure du parc de Hodžovo nám, puis nous irons prendre une de ces pintes de bière à 1,30€ ! La vie est douce en vacances en Slovaquie…

Budapest – Hongrie

A Bratislava, le bar où nous avons finalement pris notre bière faisait aussi office de boutique de vêtements ! Étrange mélange… Le bistrot d’à côté était aussi une boutique de souvenirs… Étrange pays que la Slovaquie où l’hôtel de ville est un hospot Wifi très populaire… Autre bizarrerie : en sortant de Bratislava, nous n’avons vu aucune indication kilométrique ni de direction pendant plus de 20 kilomètres !

Hôtel de ville de Bratislava

Heureusement, nous étions dans la bonne direction et nous avons fini par tomber sur la frontière avec la Hongrie. Ce poste frontière était vraiment étrange, cette ambiance un peu glauque nous a laissé une mauvaise sensation pour toute la soirée : le préposé à la vente de vignettes autoroute avait une tête de tueur et parlait une langue étrange, et les autres personnes présentes étaient tous des camionneurs. Quand nous avons trouvé un coin de campagne où poser la voiture pour dormir, nous ne nous sentions pas du tout à l’aise. Mais nous avons fini par dormir malgré l’inconfort des sièges auto.

Petite rue dans Buda

Nous avons filé sur Budapest et nous avons trouvé une ville sale au premier abord : les murs sont noirs de crasse. Mais finalement, on se rend compte que les bâtiments sont magnifiques. Ça s’est confirmé lorsque nous sommes monté sur la colline de Buda avec ses splendides petites rues pavées. Nous avons visité tout le quartier du château. Après une bière dans le bar au bastion des pêcheurs qui surplombe Pest (où la vue est réellement magnifique) nous avons rapidement visité la National Gallery dans le palais royal.

Vue sur Budapest

Enfin, ce soir nous avons dégotté un restaurant franchement original : le Mófarguru. Il figure dans le livre Guiness des records pour sa carte contenant le plus de plats au monde ! Après un repas de plats inattendus, nous voici à l’hôtel où nous profitons à nouveau du confort pour un prix modique.

Budapest – Hongrie

Prix modique, prix modique, il fallait le dire vite. Ce matin, nous avons eu la mauvaise surprise de nous entendre dire que nous devions partir. Il semblerait que la personne qui nous a encaissé a compris « Tonight » au lieu de « two nights ». Moi j’ai plutôt l’impression de m’être fait entuber. Mais j’ai payé la deuxième nuit par dépit. Puis il y a eu ces 15% de service sur une terrasse de café qui nous a donné l’impression d’être des pigeons.

Hôtel Gellért

Malgré tout, nous avons fait de belle choses aujourd’hui, à commencer par deux heures aux bains thermaux de l’hôtel Gellért. Une grande piscine d’eau à température ambiante et un grand bain d’eau chaude. Un vrai bonheur ! Mais qui nous a lessivé avant la visite de Pest.

Bains Gellért

De beaux parcs, de vieux bâtiments splendides (mais souvent décrépis) et de grandes avenues font de ce côté du Danube une des plus belles villes de notre voyage. Emma l’a résumé simplement : c’était la plus belle ville jusqu’à présent, mais celle où l’ambiance nous a le moins plu. Peut-être parce que la vie est plus chère que nous pensions et que nous avons été minés par l’impression de se faire arnaquer.

Parlement de Hongrie

Nous avons fini la journée dans le quartier du splendide parlement à la Westminster, puis j’ai acheté un peu de Tokaji, le vin d’ici.

Plitvice – Croatie

Notre dernier repas à Budapest fut apprécié : nous étions dans un restaurant un peu rustique avec des assiettes en bois et de la bonne pitance. Le serveur nous apris en photo, puis nous sommes rentrés à l’hôtel.

Restaurant à Budapest

Hier matin, après deux jours de pluie et de mauvais temps, Budapest nous narguait avec un grand ciel bleu. Nous avons tout de même pris la route pour Zagreb. Les derniers kilomètres de route nationale en Hongrie étaient dans un état pitoyable. Au poste frontière, le douanier Hongrois semblait avoir du mal à croire que nous n’avions pas de cigarettes ! En Croatie, les autoroutes sont toutes belles et toutes neuves ! D’ailleurs, elles sont presqu’aussi chères qu’en France. Et il est malgré tout très déstabilisant d’avoir une monnaie dont le change correspond à 1 franc : on trouve tout très cher !

Croate ancien

Arrivés à Zagreb, nous avons fait un tour de la vieille ville, beaucoup plus agréable que ce à quoi nous nous attendions. J’ai trouvé la nouvelle ville un peu trop commerçante à mon gout, mais il est tout de même agréable de se ballader dans la capitale croate car elle est propre. Et puis nous avons dégotté un petit restaurant sympathique pour notre repas du soir, avant de partir en direction de Plitvice et de dormir dans la voiture.

Plitvice

Ce matin, malgré le beau temps, nous avons été un peu refroidis par le prix excessif d’entrée au parc naturel. Mais en commençant notre ballade, nous n’avons pas été déçus : des cascades splendides, des lacs possédant toute une palette de couleurs turquoises, une végétation abondante et variée, bref un véritable petit paradis où nous sommes en train de profiter du soleil pour une petite pause de midi.

Ljubljana – Slovénie

Bateau sur un lac de Plitvice

Hier, après le repas de midi, nous avons embarqué sur un petit bateau pour continuer la visite des lacs étagés de Plitvice. En montant, les lacs devenaient de plus en plus vert sombre, mais il y avait toujours autant de cascades et les concrétions calcaires étaient toujours aussi impressionnantes. Dommage qu’il soit interdit de se baigner dans cet endroit magique !

Plitvice

À la fin de notre ballade, nous avons repris la Twingo en direction de la Slovénie. En passant par Karlovac (Croatie) nous avons vu quelques maisons abimées par les impacts de balle de la guerre des Balkans. En entrant en Slovénie, le ciel s’est couvert et nous avons opté pour un hôtel plutôt qu’un camping. Sur la route nous avons pu nous rendre compte à quel point ce pays est vert.

Ljubljana

Ce matin, arrivé à Ljubljana, le ciel était à nouveau découvert. Quel plaisir que de découvrir cette petite capitale, de marcher au bord de la Ljubljanica, de découvrir les petites rues et le marché au puces. Après un restaurant typique et copieux, nous avons emprunté le funiculaire pour monter au château dans la cour duquel je suis en train d’écrire, tandis qu’Emma se repose sur mes genoux.

Bled – Slovénie

Dans le château de Ljubljana, nous sommes montés en haut du donjon par un escalier en double colimaçon et nous avons pu profiter de la magnifique vue à 306° sur la ville et les environs. Ensuite, nous avons visionné un petit film en 3D sur l’histoire de Ljubljana.

Panorama de Ljubljana

Après une autre ballade dans la ville, nous avons pris la voiture en direction de Bled et dès notre arrivée, nous avons été stupéfaits par la beauté de l’endroit, malgré le temps un peu couvert d’hier soir. Nous avons dormi dans la voiture, dans un très joli sous-bois dans la montagne. Levés tôt, nous nous sommes baignés dans le lac de Bled, avec sa vue sur le château, l’île, et les montagnes vertes alentour. Puis nous avons loué une barque pour aller sur l’île au milieu du lac où il y a une petite chapelle. En fin de matinée, nous sommes montés au château en haut de la falaise qui surplombe le lac. Nous sommes restés scotchés devant la vue époustouflante sur cet endroit qui semble « être conçu par un dieu du tourisme… » selon l’expression du guide.

Clément qui rame

Nous avons pris quelques clichés du lac vert émeraude, avons visité le petit musée du château qui nous en a appris plus sur l’histoire de la Slovénie. Puis après un repas toujours copieux, nous sommes partis en direction de la plage herbée où nous sommes en ce moment entre baignade et bain de soleil…

Panorama sur le lac de Bled

Lyon – France

L’ile du lac de Bled

Avant-hier, nous avons donc profité de la splendeur des paysages de Bled ainsi que du soleil. Au point que nous voulions rester. Mais nous nous sommes contraints à reprendre la voiture en direction de l’Italie. Nous sommes passés par une route que nous a conseillée Moritz, le couchsurfer chez qui nous avons diné à Vienne. Nous sommes donc montés au col de Bovec, dans un parc naturel montagneux splendide. La route est très sinueuse et chaque lacet est pavé. Arrivé en haut, nous nous sommes rendus compte que nous étions tout de même à 1611 mètres d’altitude ! Et nous avons rencontré un cycliste qui venait de finir l’ascension !

Col de Vršič

Finalement, nous avons quitté la Slovénie à regrets pour l’Italie avec ses conducteurs fous et leur ignorance du code de la route ainsi que leur respect approximatif des priorités. Nous avons encore dormi dans la voiture, dans un coin désert de la campagne italienne.

Calle Zen à Venise

Hier matin, nous avons pris la route pour Venise où la première impression a été dure : parking très cher et obligatoire,navette bateau-bus hors de prix, bref, l’impression d’être un pigeon par les milliers que l’on voit sur la place Saint Marc (autant les touristes que les volatiles). Et puis nous nous sommes rendus compte que nous ne pourrions pas rester pour la nuit sans avoir réservé plusieurs mois à l’avance un quelconque logement. Mais une fois les a priori négatifs dépassés, nous avons succombé au charme de Venise.

 

Petit canal à Venise

Cette ville est tout simplement magnifique, splendide, incroyable ! Et le meilleur n’est pas forcément la place San Marco ou le Rialto, mais toutes les petites ruelles et les petits canaux que l’on croise au cours de nos déambulations dans la ville. Après avoir beaucoup marché et s’être repus de cette beauté, nous avons repris la voiture direction la France, non sans s’être gavés d’une grosse pizza à Milan.

Désormais, nous voici à Lyon, la tête farcie des belles images emmagasinées pendant ces deux belles semaines.

Quelques chiffres :

– 3600 km parcourus
– 9 pays traversés (F, CH, AD, A, SK, H, HR, SLO, I)
– 8 châteaux pris d’assaut
– 5 capitales visitées dont 4 en Union Européenne
– 5 monnaies différentes (Euro, Franc suisse, Couronne slovaque, Forint, Kuna)
– 3 vignettes d’autoroute que j’arbore comme des trophées sur le pare-brise de ma Twingo

 

Trajet

Sofia – София

Enfin posé ! Après un interminable voyage, me voici enfin arrivé dans la capitale bulgare Le périple a commencé dès Lyon où j’ai eu peur qu’il n’y ait pas de bus pour l’aéroport car hier était l’avant dernier jour des Satobus avant leur remplacement par Rhône Express. J’ai pu prendre mon vol pour Vienne (Autriche) sans encombre et j’ai même pu admirer le coucher du soleil sur le lac Léman. Il me fallait bien ça pour me préparer aux 13 heures d’attente avant ma correspondance.

GPS de l’avion

L’aéroport international de Vienne m’a offert une nuit agitée et peu confortable sur les sièges du terminal. Je n’ai pas eu besoin de mettre mon réveil pour attraper mon vol. Austrian airlines m’a concocté un immonde repas à base de schwartz brot, mais j’ai été récompensé à mon arrivée : j’ai retrouvé Yves qui venait de Berlin et qui nous a réservé la chambre d’hôtel d’où j’écris.
Pour nous y rendre, nous avons du braver les chauffeurs de taxi insistants, prendre un vieux bus (mais pas cher) puis un vieux métro (mais avec des stations ultra-modernes) et marcher jusqu’à l’hôtel.

Petite rue de Sofia

Ma première impression ressemble à ce à quoi je m’attendais : des rues sales, des bâtiments décrépis mais non sans charme, bref une impression de pauvreté et de bordel (avec un système électrique hallucinant). Malgré cela, je me plaît. La chambre est confortable, propre et peu chère. Je profite de cette pause pour écouter Yves au ukulélé.

Yves au ukulele

Rila – Рила

Après s’être installés à l’hôtel, nous sommes sortis pour visiter la ville dans l’après-midi. Sofia ayant peu d’intérêt et surtout étant très fatigués tous les deux, nous sommes retournés à l’hôtel pour faire une petite sieste qui s’est finalement avérée durer plus de deux heures…

Le centre de Sofia

Nous avons un peu joué de musique en attendant Vivien (qui vit à Londres) qui a fini par arriver en taxi, énervé car il a du payer la course 6 fois le prix. Nous avons décidé d’aller nous détendre en mangeant au centre ville. Nous avons trouvé une sorte de bar-restaurant plutôt huppé mais vraiment pas cher, ce qui nous a donné une idée du niveau de vie. Nous avons goûté les kebaptchetas, sortes de des boulettes de viandes roulées en saucisse.

Notre première bière

Le lendemain matin, nous avons eu le droit à un petit déjeuner jambon, fromage et tomates du jardin de la sympathique propriétaire avec qui nous avons discuté une bonne heure en anglais. Nous avons compris pourquoi sa fille nous a accueillis dans un très bon français la veille : elle a fait ses études à Lyon !
Cette dame ne fait pas partie de ces nostalgiques de l’époque communiste, ce qui est compréhensible car le gouvernement lui a rendu les biens de ses grands-parents confisqués 50 ans auparavant, dont la maison qu’elle a transformé en hôtel et une vieille usine en ruine à l’extérieur de la ville.

Sveti Aleksandar Nevski

Ensuite, nous avons visité un peu Sofia tous les trois, mais pas trop longtemps car nous avions rendez-vous à l’aéroport pour récupérer la voiture de location, une Ford Fiesta déjà bien usée, avec pas mal de petites griffures sur la carrosserie et plus de 130 000 km compteur. Mais avant nous avons du attendre presque 2H à l’extérieur de l’aéroport à cause d’une alerte à la bombe. Une fois les clés de la voiture en poche, nous sommes partis à la chasse au supermarché. Ça n’a pas été facile, mais nous avons fini par trouver où faire nos courses.

La voiture

La sortie de Sofia a été épique. C’est bien simple : il n’y a tout simplement aucun panneau indicateur !!! Armés de patience, de chance et d’une boussole, nous avons fini par rejoindre le monastère de Rila sur une route de bien meilleure qualité qu’attendu ; même si nous avons du traverser un chantier d’autoroute, carrément sur une route en terre au milieu des bulldozers.

Monastère de Rila

Le monastère de Rila est magnifique à l’heure où nous sommes arrivés (19H) et il était presque désert. Il y avait tout juste une demi-douzaine de touristes et un pope.

Un pope

Nous nous sommes ensuite trouvé un endroit à l’écart pour planter la tente et passer une belle soirée à regarder les étoiles filantes, jouer de la musique, discuter et boire sans modération. Ce matin, après ma dure nuit et ma gueule de bois, j’ai réclamé à ce que ce soit un autre qui dorme dans la voiture la prochaine fois (la tente n’a que 2 places). Mais la beauté de l’endroit compense tout.

Notre premier campement

Batak – Батак

Nous avons finalement du nous résigner à quitter l’endroit paradisiaque où nous avons campé. Nous avons pris la route pour Bansko, une station hivernale qui accueille un festival de Jazz en Aout. L’endroit étant très touristique, tout est très propre, les maisons en pierres ont toutes été rénovées et il est plutôt agréable de se balader dans les rues pavées. Les auberges et hôtels de la ville font très « attrape touriste », mais les tenanciers ne sont pas racoleurs et les prix aoutiens sont vraiment bas (17 lv – 8,50 € / personne pour une nuit d’hôtel).

Bansko

Une fois installés à l’hôtel, nous avons fait une courte visite, mais la fatigue nous a à nouveau poussé à faire une sieste avant d’aller au festival qui s’est avéré très décevant. Mais la nuit réparatrice qui a suivi nous a permis de bien profiter de la journée d’aujourd’hui.

Jazz festival de Bansko

Nous avons pris la voiture pour monter un peu dans le massif de Pirin pour faire une petite randonnée mémorable. Elle a duré à peine plus de 3/4 heures, mais elle nous a mené au bord de deux petits lacs de montagne cristallins. L’environnement était très particulier, avec des lichens et une végétations verts tirant sur le jaune fluo.

Lac Okoto

De retour à Bansko, nous avons fait quelques courses chez des producteurs locaux pour acheter fruits, légumes et raki douteux dans une bouteille en plastique. Puis nous avons pris la route en direction du lac de Batak, encore acheté quelques productions locales (miel, yaourt, fruits) sur le bord de la route. Puis nous avons planté la tente face au lac et nous admirons un magnifique coucher de soleil.

Lac de Batak

Plovdiv – Пловдив (1)

Hier, j’ai oublié de mentionner que nous avons enfin découvert l’origine de la mauvaise réputation des routes bulgares. La route de Bansko à Batak était pire qu’en mauvais état : les trous dans la route ne peuvent plus être qualifiés de nids-de-poule, mais plutôt de de nids-d’autruche voire d’oiseaux plus gros s’il en existaient. Non seulement ces trous sont larges et profonds, mais en plus ils sont très nombreux, ce qui a rendu la conduite de Vivien acrobatique.

Une route bulgare

Hier soir après le splendide coucher de soleil, nous avons joué de la musique toute la soirée. Fatigués, Yves et moi sommes allés nous coucher. Vivien est allé rejoindre un autre groupe de campeurs sauvages au bord du lac. Il est rentré une heure plus tard ivre mort. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une famille manouche fort sympathique qui ne parlait aucune langue étrangère et qui a choisi de communiquer avec la vodka. D’ailleurs, le père nous en a offert une bouteille ce matin avant de partir.

Une calèche sur la route

J’ai donc pris le volant et mené la troupe à Plovdiv. Encore une fois, s’il y a des panneaux à la campagne, il est impossible de s’orienter en ville. Nous avons retrouvé là Johnattan, un ami de Vivien dont la petite amie est bulgare et dont la famille possède une chaîne d’hôtels dans le pays. Ce soir nous dormirons donc dans une chambre-appartement immense pour le prix d’une auberge de jeunesse. De plus, nous avons pris pleins de conseils à Johnattan, dont le restaurant copieux où nous avons mangé des grillades à midi.

Sieste

Il est 14h30 et il fait vraiment très chaud. Nous allons digérer en faisant une sieste et en attendant que la température descende. Puis nous irons visiter le centre ville et peut-être sortir.

Plovdiv – Пловдив (2)

La température a eu beaucoup de mal à baisser mais nous sommes tout de même sortis. Au début, Plovdiv nous a donné l’impression d’une ville européenne classique avec une grande rue commerçante style rue de la République à Lyon. Mais au bout de la rue « Knyaz Aleksandar », il y a une belle mosquée, puis toute la vieille ville.

Centre de Plovdiv

Ce quartier est magnifique au point que nous avons décidé de rester un jour de plus. Les rues sont étroites et pavées de grosses pierres inégales. On voit beaucoup de maisons en « escalier inversé » : le premier étage est plus grand que le rez-de-chaussée et ainsi de suite. D’ailleurs, ici les étages ne sont pas comptés comme en France : le rez-de-chaussée n’est pas le niveau 0 mais le niveau 1.

Vieux Plovdiv

Dans le vieux Plovdiv, on trouve aussi des églises orthodoxes, comme dans le reste du pays, avec des intérieurs entièrement faits de bois peint et d’icônes riches. Il n’y a pas de bancs de messe, mais des sièges de bois répartis le long des murs.

Une église dans le vieux Plovdiv

Enfin, dans le vieux Plovdiv, nous avons été attirés par le son d’un violon qui venait d’une cour intérieure. Happés par la curiosité, nous avons aussi entendu le piano qui l’accompagnait et nous nous sommes retrouvés dans un charmant restaurant sous les figuiers et sous la vigne. Nous avons décidé d’y manger, malgré quelques groupes de touristes français comme nous en avons beaucoup croisés depuis le début du voyage (surtout à Bansko).
Cette soirée fut un peu magique, surtout qu’à un moment, un musicien avec une sorte de bombarde a remplacé le duo et toutes les tables de locaux se sont mises à chanter en bulgare et à danser en rond.

Restaurant à Plovdiv

Nous sommes rentrés par d’autres ruelles et nous sommes repassés devant le théâtre romain et l’ancien stade romain que nous avions déjà vus dans la journée.

Théâtre romain

Après une nuit bien réparatrice pour moi (mais pas pour les deux autres visiblement), Yves et moi sommes retournés dans la vieille ville, jusqu’en haut de la colline cette fois, pour admirer la vue et traverser d’autres petites ruelles. A midi nous avons mangé avec Johnattan qui nous a raconté sa vie ici depuis 4 ans et qui nous a conseillé quelques mets locaux ainsi qu’une balade sur une autre colline couverte d’un joli parc.

Ravalement de façade

Pour éviter les grosses chaleurs, nous sommes retournés à l’hôtel où Yves et Vivien se reposent tandis que j’écris des cartes postales et que j’alimente mon carnet.

Lozenets – Лозенец

Comme prévu, nous sommes retournés une dernière fois dans la vieille ville de Plovdiv où nous avions pour objectif de visiter une maison-musée mais nous avons trouvé porte close.

 Une maison style “renouveau bulgare”

Nous sommes donc allés dans le parc conseillé par Johnattan et nous avons gravi la colline des libérateurs. Ça n’est pas une très grande colline, mais avec la chaleur, ça a été un challenge. Le jeu en valait la chandelle car la vue d’en haut était splendide. Nous sommes restés un long moment à admirer la ville.

 Panorama sur Plovdiv

Le soir nous avons mangé en ville puis nous avons bu quelques mojitos avant d’aller dans une discothèque conseillée par Johnattan : le « Souvenir ». D’après lui, c’est une boîte typique car ils y passent la musique locale des jeune : la « Tchalga ». Il s’agit en fait d’un mix de techno, de musique orientale et de musique des Balkans. L’expérience était intéressante, dès le début de la soirée, les nombreuses barmaid, toutes jolies et habillées en robe courte style marin, se sont mises à danser sur le bar et sur les tables. Deux percussionnistes jouaient de leur caisses claires en même temps que la musique et un gogo dancer en pull marin chauffait le public féminin. Bref tout était fait pour mettre l’ambiance. Malgré le fait que je n’aime pas trop les discothèques, j’ai plutôt passé un bon moment. Les filles étaient habillées court, les percussionnistes passaient quelques moment avec chaque groupe et Vivien a même un peu tapé en rythme. Malgré tout nous ne sommes pas restés très longtemps, nous sommes allés nous coucher vers 2H du matin.

Au lever, après le petit déjeuner, nous avons rendu la chambre à regrets, j’ai posté mes cartes postales, puis nous avons fait quelques courses avant de prendre la route pour Burgas. La route était en bon état, et sur la fin il y avait même une autoroute neuve pas encore indiquée sur la carte.

 La plage de Sozopol

Nous sommes descendus à Sozopol pour voir la plage et tremper nos pieds, Vivien s’est même baigné. Je me suis souvenu des raisons pour lesquelles je n’aime pas trop la côte : chaleur insupportable, monde, côte bétonnée…

Moi et Yves

Finalement nous sommes descendus encore plus au sud où nous avons trouvé un petit camping isolé avec une très jolie plage partagée avec un hôtel. Nous nous y sommes baignés et ça a été une sorte de délivrance. L’eau était probablement la plus chaude que chacun de nous trois a eu l’occasion de connaître. Elle n’était pas trop sale. Après avoir pique-niqué, nous sommes retournés discuter sur la plage sous un ciel étoilé dégagé magnifique. Puis Vivien et moi avons profité de la piscine de l’hôtel avant de nous coucher vers minuit. Encore un bon moment de détente dans une eau très chaude.

Ce matin, je viens de me lever, nous allons profiter de la relative fraîcheur matinale pour prendre un dernier bain de mer avant de partir.

Varna – Варна

Hier matin, ce premier bain de la journée a été vraiment bon. L’eau de la Mer Noire était d’une limpidité incroyable (le trouble de la veille était retombé pendant la nuit), la température était parfaite (on n’avait pas l’impression de se baigner dans son thé comme la veille) et la plage était presque déserte.

Après le petit déjeuner, nous avons plié bagages et nous avons payé le camping. Nous avons compris l’utilité de maitriser d’autres langues que le français et l’anglais : l’allemand d’Yves nous a permis de nous faire comprendre des personnes de l’accueil.

Rue du vieux Sozopol

Nous avons pris la direction de Sozopol où nous avons rapidement visité la vieille ville, charmante avec ses rues pavées et ses vieilles maisons en bois aux étages plus grands que le rez-de-chaussée. Nous avons mangé vite fait mais plutôt mal dans un petit restaurant. Nous avons constaté que les prix sont bien plus élevés sur la côte et nous sommes partis de la ville et de ses hordes de touristes.

 Vieille Eglise à Nessebar

Nous avons rejoint Nessebar qui était encore plus touristique. Encore une fois, la ville est charmante, sur une île au bout d’un isthme, avec de belles rues pavées, beaucoup de vieilles églises et de ruines. Mais les centaines de boutiques, les milliers de touristes et la chaleur écrasante ont eu raison de notre envie de rester ici : la visite a duré a peine une heure !

Ruine à Nessebar

Toujours sous un soleil de plomb, nous avons pris la route en direction du nord pour nous arrêter 2 heures plus tard au milieu de la côte. Nous avons trouvé une plage beaucoup moins touristique où il n’y avait que des locaux et où l’eau était encore très claire et très chaude.

La Mer Noire et moi

Après un peu de bronzette, nous avons repris la route pour Varna où nous nous sommes mis en chasse d’un endroit où dormir. D’après le guide, il fallait aller à la gare. Effectivement, une agence d’auberges de jeunesse a essayé de nous rouler dans la farine. Nous avons préféré répondre à l’offre d’une retraitée qui proposait une chambre chez l’habitant pour beaucoup moins cher. Encore une fois, la maitrise d’une autre langue que français et anglais s’est avérée utile car la seule langue dans laquelle nous avons réussi à communiquer était mes rudiments de russe. Une fois passée l’appréhension de dormir chez l’habitant, nous avons découvert une jolie chambre plutôt proprette bien que située dans un immeuble très décrépi.

Notre chambre à Varna

Après une bonne douche pour lutter contre les effets de la chaleur, nous sommes allés au centre ville. Il y avait beaucoup de monde, mais la largeur des rues piétonnes et l’ensemble de la ville nous a paru agréable. Après un bon repas, nous sommes allés sur la plage où nous avons trouvé un bar idéal : bonne musique, bonne ambiance, boissons peu chères et tout ça les pieds dans le sable ! Ça n’était pas loin du bar idéal, il ne manquait plus qu’un feu d’artifice… mais nous étions le 15 aoû, c’est bien tombé, nous avons eu le droit à un magnifique feu d’artifice au dessus de la mer.

Feu d’artifice

Après cette belle soirée, nous sommes rentrés dans notre chambre où régnait une chaleur intolérable. Un chien nous a réveillé vers 6h30 du matin, puis nous avons entendu les bruits de la maison : plomberie fatiguée, machine à laver, bruits de toilettes. Comme le dit Vivien : « dormir chez l’habitant, c’est rustique ».

Veliko Tarnovo – Велико Търново

Nous avons quitté notre petite vieille, un peu fatigués, pour nous diriger vers la plage de Varna afin de prendre notre dernier bain de mer du voyage. Un bain matinal est toujours agréable. Malheureusement, peu après, j’ai reçu une mauvaise nouvelle qui m’a mis très mal à l’aise et je suis resté à côté de la voiture tout le reste de la matinée tandis qu’Yves et Vivien visitaient la ville de Varna. Visiblement, elle est surtout intéressante pour l’ambiance inimitable que nous avions vécue la veille. Du coup nous avons repris la route sous un soleil de plomb en direction de Veliko Tarnovo, avec juste une petite pause au bord d’un lac pour manger.

 Une vue de Veliko Tarnovo

Dès notre arrivée l’endroit nous a tout de suite subjugué : rues à flancs de montagne, vieilles maisons de charme en très bon état, c’est sans aucun doute la ville la plus belle depuis le début de notre voyage. Nous avons trouvé une auberge de jeunesse sympathique dans une des rues pavées à flanc de montagne.

Nous avons pu nous doucher et nous avons brièvement fait rencontre avec trois anglaises qui logeaient là aussi. La conversation à tourné autour de nos voyages respectifs, mais l’intérêt a surtout résidé dans le fait que nous étions sur le balcon de l’hostel qui a une vue magnifique sur le reste de la ville, la montagne, la vallée et un énorme monument sur une colline en face.

 Veliko Tarnovo

Après manger, nous nous sommes rendus dans un bar où il y a de la musique live, malheureusement personne ne jouait ce soir là, nous nous sommes donc rabattus sur un autre conseil de notre hôte : un bar avec une terrasse à la vue encore plus époustouflante que celle de l’auberge de jeunesse, tout ça de nuit !

Après cela nous avons fait une balade nocturne dans cette splendide vielle ville puis nous sommes allés nous coucher. Malheureusement, mes tracas m’ont empêché de fermer l’œil de la nuit et c’est pour cela que j’écris aux aurores.