Carnets de voyages

Taupo

La première chose que nous avons faite le premier janvier au petit matin fût de nous baigner dans l’eau cristalline du lac Taharoa, tandis que l’Europe était encore dans la préparation des festivités du réveillon du nouvel an.

Après le petit déjeuner, nous avons repris la route et avons retrouvé Anaïs à Mangawhai. Nous avons roulé jusqu’à Auckland où nous avons fait une pause dans le quartier de Ponsonby pour le repas de midi, nous avons mangé des « pies » néo-zélandaises que nous avons bien appréciées.

Quartier de Ponsonby, Auckland, NZ

Quartier de Ponsonby, Auckland, NZ

De retour au van, nous avons tous les trois alterné le volant jusqu’à Rotorua. Cette ville est très étonnante, avec des trous un peu partout dans la ville : chaque trou est une source d’eau chaude plus ou moins propre et dégage de la vapeur d’eau et des gaz sulfurés qui laissent traîner dans la ville une odeur d’œuf pourri. C’est très impressionnant de voir ces drôles de formations géolgiques remplies d’eau claire ou de boue bouillonante.

Trou fumant à Rotorua, NZ

Trou fumant à Rotorua, NZ

Puis Anaïs nous a laissé prendre le bus de « Tamaki Experience » qu’elle nous a offert pour Noël. Dans le bus, le chauffeur Maori chauffe un peu l’ambiance et nous raconte quelques anecdotes maoris. Il choisit un chef de tribu qui représentera notre « waka » (barque). Arrivés au village maori, nous assistons à la cérémonie de confrontation, qui aide à déterminer si les visiteurs viennent avec des intentions de guerre ou de paix. Nous venions en paix et avons pu rentrer dans la reconstitution du village maori pré-européen. Il y avait plusieurs ateliers : j’ai commencé par apprendre à faire le haka (danse de guerre) puis nous avons assisté à une démonstration de poï (sorte de massue de jonglage réservée aux femmes), d’artisanat à base de feuille de flax, de jeux d’enfants, de tatouages, et finalement de cuisine sous le sol avec des pierres chaudes (le Hāngi). Tout cela a été suivi d’un spectacle de qualité enchaînant poï, haka, chants et danse. Enfin, nous avons mangé un repas maori cuit au Hāngi : viande de poulet et d’agneau, kumara (patate douce), etc… L’ensemble est très touristique, mais plutôt plaisant malgré cela.

Tamaki Experience, Rotorua, NZ

Tamaki Experience, Rotorua, NZ

Anaïs nous a récupérés à la sortie et nous a emmené près de waiotapu pour une surprise à la nuit tombée : des sources chaudes éclairées à la bougie ! Expérience très romantique, relaxante et étonnante à la fois. Puis nous sommes partis camme il commençait à y avoir beaucoup de monde. Sur la route du campement, un des pneus a éclaté et tandis que je m’apprêtait à le changer, quelqu’un s’est arrêté et nous a proposé de l’aide. Cette aide fût bienvenue, car changer un pneu de van est un peu plus compliqué que pour une voiture, surtout que nous n’avions pas de croix ! Anaïs nous a dit que c’était très commun pour les kiwis de proposer de l’aide.

Le lendemain matin, nous avons visité le village maori de Whakarewarewa, entièrement bâti sur un sol géothermique. Il est parsemé de sources chaudes à diverses températures et à divers usages : chauffage, cuisson, bain. Mais le plus impressionant  fût de voir le geyser local : un grand jet d’eau bouillante qui sort de terre !

Geyser à Whakarewarewa, NZ

Geyser à Whakarewarewa, NZ

Nous avons refait un petit tour dans le village et avons constaté qu’il était réellement habité en voyant les locaux déposer de la nourriture dans le fours à vapeur semi-enterrés. Au café du village, nous avons mangé du « steam pudding », délicieux gâteau à la cannelle, cuit à la vapeur.

Hangi : four géothermique naturel utilisé par les habitants de Whakarewarewa, NZ

Hangi : four géothermique naturel utilisé par les habitants de Whakarewarewa, NZ

Le soir, nous avons dormi dans un campement au bord d’une rivère, non loin de notre activité du lendemain : le Tongariro crossing.

Le matin, nous avons garé le van à l’arrivée de la randonnée où nous avons pris un bus (plutôt cher) qui nous a emmené au point de départ. Notre première impression fut que c’est une randonnée très touristique car il y avait beaucoup de monde et le chemin était vraiment très bien aménagé, au moins jusqu’à la première halte. Nous avons décidé de faire un détour de 2 ou 3 heures pour monter au sommet du volcan Ngauruhoe. La montée fut extrêmement difficile car très raide et surtout couverte de sable et de graviers qui nous faisaient glisser, rendant l’ascencion très difficile. Arrivés au sommet, nous avons tous les trois savouré notre exploit. En admirant la vue et en pique-niquant. Puis nous sommes redescendus pour rejoindre les 20km du circuit classique.

Vue depuis le sommet du Ngauruhoe

Vue depuis le sommet du Ngauruhoe

Une autre difficulté nous attendait : l’ascencion du « Red crater », mais cela en valait la peine : ses couleurs rouges, ocres et noirs sont très belles, et surtout depuis le sommet on a une magnifique vue sur les « Emerald pools », trois petits étangs d’eau d’un bleu surréel rendu possible par l’activité volcanique. Ici aussi, l’odeur d’œuf pourri était prégnante. Nous avons continué la randonnée en passant à côté du lac bleu, puis de sources chaudes et de fumerolles. La fin du chemin se fait dans les sous-bois de la forêt sub-tropicale de Ketetahi. À la fin, nous étions épuisés, mais ravi d’avoir accompli cette randonnée difficile, passant par des paysages très variés.

Emerald lakes

Emerald lakes

Le soir, nous sommes allés à Taupo pour trouver d’autres sources chaudes. Celles-ci se jettent dans une rivière froide et permettant de passer du très chaud au très froid en un instant. Ce fut vraiment très relaxant pour nos jambes fatiguées. Après un repas très copieux au restaurant « Lone Star », nous nous sommes rendus au campement où je viens de finir ma nuit.

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