Carnets de voyages

Khmelnytskyï – Хмельницький – Хмельницкий

Odessa nous a vraiment charmés, à commencer par la Deribasovskaya, la grande rue piétonne, très représentative de la ville. Mais commençons par le commencement.

Le matin, nous sommes allés au marché Privoz, à côté de la gare. C’est un immense marché où l’on trouve de tout et pas cher. Nous avons navigué entre les rayons de vêtements, de fruits et légumes, de boucherie, d’épices, de quincaillerie, de couteaux et finalement de poisson séché. Nous y avons acheté quelques centaines de grammes de poisson salé, séché et coupé en lamelles. Pour Natacha c’est une véritable friandise, moi je pense que ça irait bien pour l’apéro, avec de la bière.

Poisson séché au marché Privoz d’Odessa

Après une grande visite du Privoz, nous nous sommes arrêtés sur la place Koulikovo Pole, de l’autre côté de la gare, attirés par les bouquinistes. Nous avons trouvé notre bonheur dans un vieux dictionnaire franco-russe, un livre en anglais imprimé à l’époque soviétique et un livre pour enfants sur la conquête du cosmos, datant aussi de l’époque soviétique.

 Deribasovskaya

Nous avons ensuite rejoint le centre ville et emprunté la fameuse Deribasovskaya. De magnifiques façades classiques colorées, des arbres, des cafés et des terrasses en font vraiment un endroit agréable. Puis nous avons mangé dans un restaurant donnant sur le jardin municipal au bout de cette rue. Jusqu’à présent, c’est la cuisine la plus fine que nous ayons goûtée (même si nous aimons la cuisine ukrainienne d’une manière générale).

 “Passage” (Пассаж) à Odessa

Nous avons ensuite fait un tour par le « Passage’ (Пассаж), qui est ce qu’il décrit : un très beau passage à travers les immeubles, décoré de sculptures classiques et abritant quelques boutiques chiques. Il nous a mené jusqu’à la cathédrale. Puis nous sommes allés jeter un œil à l’opéra de style viennois (style que je n’ai eu aucun mal à reconnaître) puis à la mairie et à la statue de Pouchkine qui se trouve face à elle.

Nous avons ensuite emprunté l’agréablement ombragée boulevard Primorsky, lui aussi piétonnier , jusqu’à la statue du duc de Richelieu qui surplombe le célèbre escalier Potemkine. Nous sommes ensuite allés sur la jetée en face où se trouve l’horrible sculpture d’un bébé plutôt difforme. Bizarrement, comme pour toutes les statues, les touristes font la queue pour se prendre en photo avec.

Escalier Potemkine

Après un bref aperçu du port maritime, nous sommes retourné sur le boulevard Primorsky pour observer le palais abandonné de Vorontsov et traverser la « passerelle de la belle-mère ». De l’autre côté nous y avons trouvé une romantique terrasse estivale où nous avons dégusté du vin blanc géorgien. Puis nous sommes redescendus par la rue Gogol, un magnifique exemple de la variété et de la beauté des styles architecturaux d’Odessa.

Le soir, Natasha nous a emmené dans un bar sympathique, le « True man ». Puis nous sommes allé dormir dans son appartement à Arkadia.

Le lendemain, nous étions plutôt fatigués et avons passé un moment à la plage avec Natasha, notre hôte. Puis nous avons emprunté un petit train touristique qui nous a emmenés dans le grand parc Chevtchenko. Après une petite balade, nous avons retrouvé des amis de notre hôte. Nous avons passé une très belle soirée avec des français (Roland, Manu, Lisa), des russes (Natasha, Ilya) et un équatorien (Leonardo) ; ce dernier était très drôle dans la manière de raconter ses propres aventures, et la vodka aidant, nous avons sympathisé avec toute la bande.

Sympathique caviste à Khmelnytskyï

Hier nous avons repris la route pour Khmelnitskyï. Toute la route entre Odessa et Kiev est en très bon état, mais dès que nous avons bifurqué, nous avons trouvé de la nationale très chaotique et bondée de camions qui ralentissent le trafic. Hier soir, Andreï nous a accueilli avec un grand sourire et une hospitalité rare ! Il a tenu à acheter de la bière et de la vodka, nous a appris les toasts traditionnels ukrainiens. Puis nous avons fait un tour nocturne de la ville durant lequel nous nous sommes arrêtés chez un caviste de ses amis. Nous avons goûté des vins rouges de Crimée ne ressemblant à rien de ce que nous connaissons, un muscat rosé plus proche de ce que nous connaissons, et finalement, quelques cognacs locaux très agréables, le tout pour une sommes dérisoire. »Ici ce n’est pas la Crimée’ nous a dit le caviste avec lequel j’ai échangé quelques mots en allemand. Puis nous sommes rentrés dormir chez Andreï qui a tenu à nous faire dormir dans son lit !

Ce matin,  au petit déjeuner il nous a préparé des petites galettes de pommes de terre accompagnées de crème fraîche.  Nous voilà bien remplis pour la journée !

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