Carnets de voyages

Mykolaïv – Миколаїв – Николаев

Vareniki (ravioli) et goloubtsi (chou farçi) sont des plats typiquement ukrainiens que nous avons eu l’occasion de manger grâce à Ioulia qui prépare des plats cuisinés et les vend pour gagner sa vie en complément du salaire de Sergueï qui travaille dans les médias. Nous avons aussi eu l’occasion de manger des petits plats à emporter dans les rues de Kiev : des blinis (crèpes fourrées) et des kerepitchkas (beignets à la saucisse).

Les Lavras à Kiev

Notre deuxième jour à Kiev a été plus apprécié que le premier : nous avons passé beaucoup de temps aux « Lavras », qui sont une sorte de complexe religieux avec églises, monastères et beffrois. Nous y avons visité les catacombes où sont « exposés » de nombreux moines momifiés dans des cercueils vitrés. Natacha, comme toutes les femmes, a du porter le voile sur la tête, ce qui l’a ravie (ah non !). Mais la beauté des lieux valait bien ce petit sacrifice.

Rhodina Mat

Après nous être restaurés dans une restaurant « buffet » pour trois fois rien, nous sommes allés voir Rhodina Mat, une gigantesque statue en titane de style soviétique et le musée qu’elle abrite. Il s’agit du musée de la grande guerre patriotique (lors de la seconde guerre mondiale). Ce musée contenait beaucoup de pièces parfois intéressantes, mais très mal mises en valeur et avec quasiment uniquement des descriptions en ukrainien. La monotonie du musée ajoutée à la chaleur et à la fatigue nous ont fait abandonner et nous avons poursuivi notre visite du centre ville, avec le très joli parc Chevtchenko où nous avons bu un kvas frais (boisson pétillante à base de céréales, sorte de bière sans alcool).

Université à Kiev

Le soir nous avons passé du temps avec nos hôtes à discuter, parler des voyages et à jouer aux petits jeux que nous avons emportés. Mais je n’ai pas sorti le ukulele comme la veille où nous avons chanté ensemble « Les yeux noirs » et « Champs Élysées ».

Le lendemain matin, nous avons fait nos bagages et avons quitté Ioulia en lui promettant de l’accueillir avec son mari s’ils venaient en France. Puis nous avons pris la voiture, dans laquelle nous avons béni la climatisation car il fait très chaud en ce moment. À midi, nous avons mangé salo et vareniki dans un restaurant autoroutier, et le soir nous sommes arrivés à notre étape avant la Crimée : Mykolaïv.

Roma nous attendait là, sans sa femme qui est déjà en Crimée. Nous nous sommes installés dans son appartement dans un immeuble datant de l’ère soviétique. Sur son balcon, nous avons discuté des difficiles années 90 où il y avait peu à langer, et quand le salaire des parents n’arrivait pas, il fallait aller chez la grand-mèremanger des pommes de terre. Désormais, Mykolaïv va mieux car l’industrie navale reprend un peu et il y a beaucoup d’informaticiens (il est webdesigner) car il y a une école.

Mykolaïv

Roma nous a aussi parlé du tourisme nuptial, les riches hommes occidentaux viennent chercher une jeune femme ici. Il nous a expliqué qu’il est fréquent de rencontrer des hommes d’un certain âge avec deux jolies jeunes femmes : une est la future femme et l’autre est la traductrice. Il arrive que l’homme reparte avec la traductrice. Effectivement, hier soir Roma nous a emmené sur la grande rue piétonne de la ville et tandis que nous buvions à un bar, nos voisins étaient exactement comme le trio décrit ! Ensuite nous sommes allés nous coucher, la nuit a été très chaude, trop chaude.

Ce matin, au réveil, Roma nous a préparé une joli petit déjeuner avec plusieurs sortes de confiture d’abricot maison, du porridge, du thé et des graines de tournesol. Là, nous profitons un peu de la connexion internet avant de repartir en voiture pour Yalta.

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