Carnets de voyages

Rila – Рила

Après s’être installés à l’hôtel, nous sommes sortis pour visiter la ville dans l’après-midi. Sofia ayant peu d’intérêt et surtout étant très fatigués tous les deux, nous sommes retournés à l’hôtel pour faire une petite sieste qui s’est finalement avérée durer plus de deux heures…

Le centre de Sofia

Nous avons un peu joué de musique en attendant Vivien (qui vit à Londres) qui a fini par arriver en taxi, énervé car il a du payer la course 6 fois le prix. Nous avons décidé d’aller nous détendre en mangeant au centre ville. Nous avons trouvé une sorte de bar-restaurant plutôt huppé mais vraiment pas cher, ce qui nous a donné une idée du niveau de vie. Nous avons goûté les kebaptchetas, sortes de des boulettes de viandes roulées en saucisse.

Notre première bière

Le lendemain matin, nous avons eu le droit à un petit déjeuner jambon, fromage et tomates du jardin de la sympathique propriétaire avec qui nous avons discuté une bonne heure en anglais. Nous avons compris pourquoi sa fille nous a accueillis dans un très bon français la veille : elle a fait ses études à Lyon !
Cette dame ne fait pas partie de ces nostalgiques de l’époque communiste, ce qui est compréhensible car le gouvernement lui a rendu les biens de ses grands-parents confisqués 50 ans auparavant, dont la maison qu’elle a transformé en hôtel et une vieille usine en ruine à l’extérieur de la ville.

Sveti Aleksandar Nevski

Ensuite, nous avons visité un peu Sofia tous les trois, mais pas trop longtemps car nous avions rendez-vous à l’aéroport pour récupérer la voiture de location, une Ford Fiesta déjà bien usée, avec pas mal de petites griffures sur la carrosserie et plus de 130 000 km compteur. Mais avant nous avons du attendre presque 2H à l’extérieur de l’aéroport à cause d’une alerte à la bombe. Une fois les clés de la voiture en poche, nous sommes partis à la chasse au supermarché. Ça n’a pas été facile, mais nous avons fini par trouver où faire nos courses.

La voiture

La sortie de Sofia a été épique. C’est bien simple : il n’y a tout simplement aucun panneau indicateur !!! Armés de patience, de chance et d’une boussole, nous avons fini par rejoindre le monastère de Rila sur une route de bien meilleure qualité qu’attendu ; même si nous avons du traverser un chantier d’autoroute, carrément sur une route en terre au milieu des bulldozers.

Monastère de Rila

Le monastère de Rila est magnifique à l’heure où nous sommes arrivés (19H) et il était presque désert. Il y avait tout juste une demi-douzaine de touristes et un pope.

Un pope

Nous nous sommes ensuite trouvé un endroit à l’écart pour planter la tente et passer une belle soirée à regarder les étoiles filantes, jouer de la musique, discuter et boire sans modération. Ce matin, après ma dure nuit et ma gueule de bois, j’ai réclamé à ce que ce soit un autre qui dorme dans la voiture la prochaine fois (la tente n’a que 2 places). Mais la beauté de l’endroit compense tout.

Notre premier campement

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